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Auvergne-Rhône-Alpes, première montagne d'Europe

Auvergne-Rhône-Alpes, première montagne d'Europe
© CRDTA / Joël Damase - Chaîne des Puys

Collectivités Publié le ,

Depuis le Massif central, à l'ouest, collines et montagnes essaiment le territoire de la grande région Auvergne-Rhône-Alpes, traversant les Monts du Forez, du Lyonnais, le Jura, pour aboutir dans les Alpes, toit de l'Europe occidentale. La montagne, l'activité touristique principale d'une région qui regroupe à elle seule 80 % des recettes nationales des remontées mécaniques. Si Rhône-Alpes tend à monopoliser l'offre de haute montagne, l'Auvergne cultive sa diversité, joue de ses paysages atypiques et prodigieux. Le Panoramique des Dômes, surplombant le Puy éponyme, a accueilli 439 300 visiteurs en 2015, devenant le 4e relief le plus visité de la région. L'édition 2016 du Lonely Planet ne s'y est pas trompée. Positionnant l'Auvergne en 6e position de son best of des régions du monde à visiter, elle met à l'honneur la grande chaîne des volcans, un patrimoine naturel spectaculaire qui incarne une certaine idée de la France « cachée ».


Cachée, peut-être pas tellement, finalement. Car depuis sa fusion avec Rhône-Alpes, l'Auvergne tend à se débarrasser des clichés. Il n'y a qu'à éplucher les offres touristiques pour s'en convaincre. On ne dort plus dans des gîtes, mais dans des ecolodges en pleine nature. On ne se balade plus simplement dans la chaîne des Puys, mais on la découvre en pratiquant des sports de glisse. « Cette destination un peu rude a su séduire les familles en menant une sorte de contre-programmation : au lieu de montrer des paysages ensoleillés, ils ont joué sur le goût de l'effort et le plaisir des randonnées sous la pluie », explique Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme. Des propos repris par Jean-François Jobert, directeur général du CRDT d'Auvergne, qui insiste sur la différence des propositions : « En Rhône-Alpes, on joue sur le « mono-produit » : les stations alpines sont formatées pour l'hiver, délaissant un peu les infrastructures de basse montagne au profit des hauts sommets. Du côté auvergnat, les stations s'inspirent davantage des modèles suisses et autrichiens. Elles proposent une offre plus douce, généralement plus équilibrée. Nous aimons vendre la destination Auvergne comme un territoire où les choses sont plus à vivre qu'à faire. »


Sur la terre des volcans, le département du Puy-de-Dôme abrite les domaines skiables les plus connus. Parmi eux, le Mont-Dore, au pied du Puy de Sancy, qui dispose de 41 km de pistes, a fait partie des premières stations classées de sports d'hiver. Le site du Puy Mary s'étend au cœur du massif cantalien, le plus grand volcan d'Europe. Quant au domaine du Mézenc, en Haute-Loire, il offre une position idéale pour des activités nordiques à 1 350 m d'altitude.

L'effet boule de neige

Laurent Wauquiez voit dans la montagne « un vrai réservoir de richesses et d'emplois ». D'où son souhait d'investir résolument dans les infra¬structures touristiques et hôtelières, pour ne pas être distancé par des pays comme l'Autriche, et conforter l'économie montagnarde dans sa diversité en s'appuyant sur des structures comme le Cluster Montagne.

En mai dernier, le président de la Région Auvergne Rhône-Alpes se déplaçait à Lans-en-Vercors pour donner le coup d'envoi officiel du plan « Neige Stations ». Une première enveloppe de 10 M€ a été octroyée pour « sécuriser la garantie neige », autrement dit fiabiliser les réseaux d'enneigement et sécuriser l'emploi par effet… boule de neige. Laurent Wauquiez espérant, à terme, débloquer jusqu'à 200 M€ de travaux avec le soutien des conseils départementaux.

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