AccueilFinancesAuvergne-Rhône-Alpes : le marché des transmissions d'entreprise résiste bien en 2020

Auvergne-Rhône-Alpes : le marché des transmissions d'entreprise résiste bien en 2020

In Extenso Finance & Transmission note la résilience de la région Auvergne-Rhône-Alpes face à la crise sanitaire dans son panorama des cessions et acquisitions de PME réalisé avec Epsilon Research.
Auvergne-Rhône-Alpes : le marché des transmissions d'entreprise résiste bien en 2020
DR - Jessy-Laure Carol, associée d'In Extenso Finance & Transmission.

EconomieFinances Publié le ,

En Auvergne-Rhône-Alpes, le marché des transmissions d'entreprise a plutôt bien résisté en 2020. "La baisse de volumétrie sur le marché français de la transmission d'entreprises en 2020 est importante puisqu'elle se situe à -19 % (sur un échantillon des opérations de 5 à 50 M€ de valorisation). Il faut toutefois relativiser cette baisse car le niveau est comparable à 2018", expose Jessy-Laure Carol, associée d'In Extenso Finance & Transmission.

Dans la région, le recul, moins fort, s'établit à -11 % avec 30 transactions de 5 à 15 M€, soit 10 de moins qu'en 2019, et 29 transactions de 15 à 50 M€ contre 26 en 2019. "Aura confirme sa place de 2e région la plus active après l'Ile-de-France", commente l'experte.

Au niveau national, les secteurs d'activité les plus porteurs sont la santé-pharma, l'agro-alimentaire et les télécommunications, médias et technologies (TMT), tandis que le BTP, l'automobile et l'énergie ont été les moins dynamiques. "En Aura, ce sont les TMT, les services aux entreprises, la santé-pharma et les biens d'équipements qui enregistrent le plus grand nombre d'opérations", compare Jessy-Laure Carol.

20 % des acquéreurs sont des fonds d'investissement

Le profil des acquéreurs montre une part en augmentation des sociétés non cotées alors que la part des fonds d'investissement a été divisée par deux. "Aura comme l'Ile-de-France font figure d'exception car ce sont des régions moteurs sur le marché de la transmission et les fonds d'investissement y sont restés actifs bien qu'en retrait", fait savoir l'associée du cabinet d'accompagnement des entreprises.

A noter également un repli des acheteurs étrangers qui représentent 20 % des acquéreurs contre 27 % en 2019 à l'échelle nationale. Le Brexit ne semble pas avoir eu d'impact particulier puisque le Royaume-Uni reste le 2e pays d'origine des acquéreurs internationaux derrière les Etats-Unis et devant les Pays-Bas, la Belgique et l'Allemagne.

"La part des acheteurs français grimpe à 82 % dans la région, dont la moitié d'Auvergne-Rhône-Alpes. Les acquéreurs ont privilégié des cibles de proximité", fait remarquer Jessy-Laure Carol.

Moins de concurrence pour les opérations de rachat

Dans une économie fortement impactée par une évolution sanitaire en forme de « stop & go », In Extenso Finance & Transmission souligne que "les entreprises qui avaient une réelle vision long terme ont maintenu leur stratégie de croissance externe et réalisé des acquisitions qui pouvaient leur offrir de nouveaux débouchés. Elles n'ont pas reporté leurs décisions de rachat et ont profité d'un contexte moins concurrentiel", ajoute la spécialiste.

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?