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Ateliers d'artistes aux enchères

Ateliers d'artistes aux enchères
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CultureEnchères Publié le ,

Les ventes d'ateliers d'artistes ont la cote sur le marché de l'art. Chacune est l'occasion de découvrir ou redécouvrir l'œuvre d'un peintre pas toujours connu voire reconnu du grand public. Ce 6 mai sur les cimaises de l'hôtel des Ventes de la rue Vendôme, 140 créations de Marcel Charbonnel ( 1901-1981) provenant d'une collection privée et 125 œuvres du fonds d'atelier d'Emile Bogaert dit Lafamé (1934-2017).

Humaniste de la rue, comme le décrit Damien Voutay expert lors de cette vente, Marcel Charbonnel a notamment été exposé à Paris par la célèbre Galerie Bernheim. Ses œuvres, relativement rares sur le marché, s'articulent autour de saynètes vivantes en hommage à ce monde de la rue qu'il connait jusque dans ses moindres détails étant né dans le très populaire et gouailleur XIVe arrondissement de Paris. Amoureux, brocanteurs, ouvriers, arpettes, belles de jour et de nuit sont quelques uns de ses thèmes de prédilection. Au tournant de la cinquantaine, il s'installe à Lyon où, protégé par un mécène, il devient un habitué des cimaises de la Société Lyonnaise des Beaux-Arts qui lui consacre en 1982 une intéressante rétrospective. Artiste philanthrope, il capte et exprime à travers sa peinture les instants d'une nostalgie où le monde ne serait jamais plus comme avant.

Dimanche d'été, huile sur toile de Marcel Charbonnel estimée 80 à 100 EUR

Emile Lafamé fuyant lui une atmosphère familiale pesante dans le Nord de la France s'installe dès ses 18 ans à Paris où il côtoie Pablo Picasso qui le convainc de la nécessité de l'apprentissage afin de maîtriser sa fougue et son talent. La rencontre entre le Maître et l'élève s'avère primordiale et influencera de manière prépondérante la carrière de cet artiste entre expressionnisme à ses débuts, art abstrait par la suite avant d'évoluer vers de larges plages colorées un peu à la manière de Charles Lapicque. Il doit son nom d'artiste au cocasse surnom « L'affamé » donné par ses amis, étudiants aux Beaux-Arts de Lille, quand ceux-ci dessinant au fusain estompaient leurs traits à l'aide de mie de pain. Le vorace Emile dévorait les croûtes restées sur les tables, il n'en fallut pas plus pour l'affubler de ce surnom. Il sera par la suite exposé dans la prestigieuse et historique Galerie Katia Granoff mais aussi aux Salons des Artistes Français et des Indépendants.

Estimées globalement entre 50 et 500 € pièce soit une estimation basse de l'ensemble à près de 25 000 €, les 265 peintures et œuvres sur papier présentées dans cette vente devraient logiquement trouver preneur auprès des collectionneurs prêts à découvrir ou redécouvrir ces deux artistes remarquables.

Victoire, huile sur toile d'Emile Lafamé estimée 300 à 500 EUR

Mobilier et objets d'art

Précédemment, le 5, et toujours sous le même marteau seront dispersés du mobilier, des bronzes et autres porcelaines chinoises. Au catalogue, on retient « David vainqueur de Goliath », un bronze d'Antonin Mercie (1845-1916) à patine brune signé sur la terrasse et marqué « F. Barbedienne, Fondeur. Paris » sur le socle pour une estimation annoncée entre 1 000 et 1 500 € mais également une Jeune femme tricotant par Charles Anfrie (1833-1905), épreuve en bronze à patine brune également signée sur la terrasse estimée pour sa part entre 400 et 500 €.

Côté mobilier, on remarque une belle commode en noyer et placage de noyer à trois tiroirs, décor de réserves en placage de ronce dans des encadrements à filets polychromes et garniture de laiton à rosace, mobilier de style Louis XVI datant du début du XIXe siècle estimé 700 à 900 € tandis que pour ce qui est des pendules, l'attention se porte sur ce modèle borne en bronze doré et patiné à sujet de jeune femme assise sur un tertre et tenant une lyre, pendule d'époque Charles X sur un socle en placage d'érable marqueté de rinceaux en amarante estimée 300 à 600 € malgré quelques petites usures.

Commode en noyer de style Louis XVI estimée 700 à 900 EUR

Au chapitre enfin des porcelaines chinoises, à noter cette paire de grands vases de forme bambou dans le goût de la famille verte et à décor de dames de cour et d'objets de lettrés dans des réserves, paire de vases du XXe siècle pour laquelle il faudra engager 800 à 1 000 €.

De Baecque & Associés – Mercredi 5 mai et jeudi 6 mai à 14h30

Adjugés !

18 500 € (hors frais ), c'est la belle enchère atteinte ce 13 avril sous le marteau de Maîtres Bremens et Belleville par cette copie du Moïse sauvé des eaux de Poussin attribuée à Pierre de Sève. Dans la même vente, Le lac du Cos, une huile sur toile de Charles-Henri Contencin trouvait preneur à 2 000 € (hors frais) tandis qu'une belle console d'époque Napoléon III était adjugée pour 5 000 € (hors frais).

Au catalogue de la vente du 21 avril sous le marteau de Maître Cécile Conan-Fillatre, on retenait une bureau plat en palissandre par André Sornay adjugé 7 200 € (hors frais). Attendues entre 2 000 et 3 000 €, une paire de lampes modèle « Persane » par la Maison Charles trouvait preneur à 5 200 € (hors frais) tandis qu'un important plat Rosace & frise de triangles en chute par Claudius Linossier était emporté pour 2 000 € (hors frais). Le lendemain 22 et toujours à l'Hôtel d'Ainay, La pêche miraculeuse, une huile sur papier collé sur toile par Georges Rouault atteignait l'enchère de 46 000 € (hors frais), un buste Rhinocérontique de la Dentellière de Vermeer en bronze par Salvador Dali trouvait preneur à 30 000 € (hors frais) tandis que Manœuvres au large de Brest, une huile sur toile de Charles Lapicque datée de 1959 était emportée pour 20 000 € (hors frais).

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