AccueilArt de vivreSantéApnée du sommeil : le droit de bien dormir et retrouver une vie normale

Apnée du sommeil : le droit de bien dormir et retrouver une vie normale

Le sommeil n'est pas seulement une question de quantité. Le 22 mars, la Journée nationale du sommeil célèbre la qualité de nos nuits, en lien avec notre mode de vie. L'occasion de mettre l'accent sur le syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS). Et de sa prise en charge par pression positive continue (PPC), son traitement de référence qui, s'il est bien suivi grâce à un matériel adapté, favorise un retour à une vie normale.
Apnée du sommeil : le droit de bien dormir et retrouver une vie normale
PHOVOIR

Art de vivreSanté Publié le ,

Une personne de 45 à 64 ans sur cinq concernée puis 31% des plus de 65 ans… Très fréquent donc, le syndrome d'apnées obstructives du sommeil (SAOS) entraîne des apnées au cours du sommeil, qui vont elles-mêmes occasionner des micro-réveils. Comme le souligne le Dr Darius Abedipour, chirurgien ORL à Villeurbanne et président de l'Association française ORL et ronchopathie (AFOR), « nous évoquons un SAOS à partir de 5 apnées par heure. Il est qualifié de “ léger “ entre 6 et 15, de “ modéré “ entre 16 et 30 et de “ sévère “ au-delà de 30 ». Il poursuit : « Comme nous retrouvons souvent un surpoids ou une obésité chez les patients concernés, nous préconisons en priorité des mesures hygiéno-diététiques. Quant au traitement de référence, il s'agit de la pression positive continue (PPC) ». En France, 860 000 patients sont ainsi traités par cet appareil composé d'une turbine et d'un masque, qui envoie de l'air dans les voies respiratoires afin de les maintenir ouvertes. Et d'éviter ainsi les apnées.

Selon le Dr Abedipour, « ce traitement est très efficace sur les apnées. Et comme il est mécanique, nous ne sommes pas exposés à des interactions médicamenteuses ». Cette efficacité est intimement liée au respect de l'observance. Autrement dit, plus la PPC est utilisée en cours de nuit, meilleurs sont les impacts en termes de qualité de vie. En journée, le patient est en meilleure forme. Il est moins soumis aux somnolences avec un retentissement positif sur son humeur générale. Ses capacités de mémoire et de concentration sont également optimisées. « C'est toute la qualité de vie qui est améliorée », résume le médecin. Et sur le plan de la santé, « le patient réduit également ses risques de complications cardiovasculaires ». Qu'ils soient liés à une hypertension artérielle, des troubles du rythme cardiaque ou un antécédent d'accident vasculaire cérébral (AVC).

Le Dr Abedipour ne nie pas que « le port d'un masque sur le visage est contraignant, notamment sur le plan psychologique. Cela peut entamer l'estime de soi. Il convient donc, par le dialogue, de désamorcer et de dédramatiser. Au niveau physique, le masque peut aussi entraîner une gêne ». Voilà pourquoi, pour des bénéfices optimaux, « il convient d'analyser l'anatomie du visage du patient et lui prescrire le masque dont la forme est la plus adaptée. Quant au patient, il doit nous signaler le moindre problème, en lien également avec le prestataire technique ». Vous êtes concerné ? Discutez-en avec votre médecin.

Source : Destination santé

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