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Apicil passe un cap pour sa croissance

Le quatrième groupe de protection sociale en France, qui compte 2,2 millions d'assurés principaux, a réalisé l'an dernier trois acquisitions majeures afin d'internationaliser et de diversifier ses activités.
Apicil passe un cap pour sa croissance
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EconomieFinances Publié le ,

Alors qu'il fêtait ses 80 ans en 2018, le groupe lyonnais Apicil a mené plusieurs opérations afin de consolider sa croissance et de préparer l'avenir. « Nous avons fait l'acquisition de la société luxembourgeoise One Life qui nous permet de changer d'échelle en nous tournant vers l'international. Après avoir structuré l'activité de gestion d'actifs avec la création d'Apicil Asset Management, nous avons renforcé nos positions sur ce segment en rachetant 70 % de Roche-Brune Asset Management. Enfin, nous avons pris une participation dans Finavéo & Associés qui intervient sur le marché des services aux professionnels du conseil en investissement d'exercice libéral », détaille Philippe Barret, directeur général d'Apicil. Ces opérations produiront leurs effets sur l'exercice en cours.

En 2018, Apicil, qui emploie 2 187 personnes, a enregistré un chiffre d'affaires en assurances de personnes de 2,4 Md€, en hausse de 1,6 %, pour un résultat net combiné de 37,8 M€, en retrait de 7,4 %. En retraite complémentaire, la collecte est stable avec 1 623 M€ de cotisations. Sur l'activité santé-prévoyance, le chiffre d'affaires s'affiche à 1 343 M€, en recul de 1,5 %. « Nous avons enregistré un volume de résiliations plus important que sur les exercices précédents. Cette année, nous tablons sur une hausse de 5 %. Nous avons gagné la moitié du contrat de branche du travail temporaire, soit 65 M€», explique Philippe Barret. Le résultat technique en santé-prévoyance ressort à -37,3 M€, fortement impacté par la détérioration du risque accident de travail. « Cette activité est déficitaire de 88 M€. L'explosion des arrêts de travail est un phénomène de marché constaté par l'ensemble des acteurs. Les arrêts de travail sont plus fréquents, plus longs et avec un coût moyen plus élevé. La population des cadres avec un haut niveau de salaire est de plus en plus concernée par les burn out », analyse Thomas Perrin, directeur général adjoint en charge de la Santé-Prévoyance. Sur l'épargne et les services financiers, la collecte a progressé de 7,2 % à 1 228 M€ avec un bon taux d'UC (44,3 %) en assurance-vie.

Philippe Barret est revenu sur le projet de regroupement des équipes lyonnaises, basées aujourd'hui à Caluire et à Vaise, sur un seul site à la Part-Dieu. « Nous devrions faire une annonce prochainement. Nous avons besoin d'au moins 20 000 m2 », a-t-il précisé.

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