AccueilSociétéAnnaïg Abjean : « la solidarité nationale est au coeur de la précarité »

Annaïg Abjean : « la solidarité nationale est au coeur de la précarité »

Association régionale, la Mrie a été créée en 1992 par une « conjonction de volontés audacieuses » issues des pouvoirs publics, de responsables professionnels, de partenaires sociaux, d’associations et d’experts, pour susciter un dialogue autour des actions de lutte contre l’exclusion.

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Elle est financée essentiellement par l’Etat, la Région et les huit départements rhônalpins et est destinée à transmettre les informations sur l’exclusion à partir d’une collecte de données et à les analyser. « Notre rôle est de produire une connaissance qui procède d’une réalité et n’est pas théorisée, et qui soit mobilisatrice pour l’action. Quelles actions mener derrière ? Comment concevoir la précarité dans son ensemble et pas uniquement dans son état monétaire ? », s’interroge Annaïg Abdjean. Après des études à Sciences Po Lyon, la jeune femme a travaillé en Egypte pour le Haut commissariat aux réfugiés pendant cinq ans, puis s’est occupée du centre de promotion familiale de Noisy-le-Grand avant d’arriver à la Mrie en 2009 et d’en prendre la direction en 2013. « La pauvreté m’interpelle au sens de la dignité, de la justice sociale. Il faut la placer dans un contexte plus global que celui du seuil financier de 977 € par mois qui indique si l’on est pauvre ou pas. Mais on sait bien que cela ne fonctionne pas comme ça ! La première question est de savoir à qui on est utile et comment on participe à l’oeuvre collective et pour cela, il faut une vie digne. Tout passe par le reflet de la personne dans la société. Je ne pense pas que l’individualisation des parcours soit une solution. Cela va bien au-delà de la citoyenneté. » .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5126 du samedi 8 novembre 2014

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