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André Marcon, un sacré Faiseur de théâtre !

le - - Spectacle vivant

André Marcon, un sacré Faiseur de théâtre !
Fabien Cavacas - Le Faiseur de théatre de Thomas Bernhard, mise en scène de Christophe Perton

Christophe Perton et André Marcon forment le tandem gagnant de ce Faiseur de théâtre. Pièce écrite par Thomas Bernhard, cinq ans avant sa mort, ce texte encense et malmène ce qui fait toute la vie du dramaturge autrichien, le théâtre. Christophe Perton s'en empare, donnant ainsi le rôle monstre de la pièce au comédien André Marcon.

Dans la capitale des Gaules, on connaît bien le comédien André Marcon. Il a longtemps été un habitué des productions de Roger Planchon et de Georges Lavaudant, notamment dans La Tempête qu'on avait pu voir au grand théâtre en juin 2010. Chacun et chacune savent l'étendue du talent de ce comédien qui a su rendre sensible l'écriture de Valère Novarina, mais aussi incarner des personnages aussi différents que Tartuffe, Prospero ou le Pierre de Craon de Paul Claudel dans une mise en scène, déjà, de Christophe Perton, un an après son départ de la Comédie de Valence. Aussi ce rôle de « comédien d'État » est taillé pour lui.

En effet, Thomas Bernhard, dans cette pièce brosse une critique du metteur en scène, en l'espèce Monsieur Bruscon, et du théâtre en général. Monsieur Bruscon arrive dans le petit village imaginaire de Utzbach de 300 âmes à peine perdu au fin fond de l'Autriche pour donner la représentation de sa pièce, La Roue de l'Histoire.

L'hôtelier et sa fille borgne sont chargées de l'accueillir afin que celle-ci se déroule au mieux. Mais Monsieur Bruscon est colérique, désagréable et prétentieux et vitupère sans cesse contre sa femme qui tousse, son fils, piètre acteur et sa fille pas vraiment plus douée que son frère, tout autant que contre son hôte qu'il somme de faire le noir absolu pour les besoins de la « comédie ».

Thomas Bernhard excelle dans ce quasi-monologue où la plupart des personnages hormis Bruscon sont (presque) muets, embarqués dans la quête « impossible de cet art parfait (qui) prend, entre les accidents et les chutes, des accents comiques irrésistibles. »

Théâtre des Célestins, 9 au 13 avril, www.theatredescelestins.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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