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Andes célestes : peintures et orfèvrerie au XVIè-XVIIIè siècle

L'art religieux des Andes est à découvrir actuellement au Musée de Fourvière avec une exposition qui réunit une quarantaine de peintures et de pièces d'orfèvrerie issue de la collection Priet - Gaudibert. Les œuvres exposées s'articulent autour de trois thèmes : la Vierge, les Saints et les Anges.
Andes célestes : peintures et orfèvrerie au XVIè-XVIIIè siècle
DR - Christ en croix

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Les Espagnols ayant colonisé l’Amérique du Sud, nous remarquons dès la moitié du XVIIè siècle, l’apparition d’une école artistique florissante et originale de l’art colonial espagnol. A leur arrivée ces derniers souhaitent évangéliser les autochtones sans heurts, sans les dépayser, en européanisant simplement les attributs guerriers de leurs dieux (Ange arquebusier). Pour cela il fallait frapper par des images les imaginations afin de modifier leurs croyances, surtout au Pérou et au Guatemala.

Bien qu’étant influencées par l’iconographie catholique, on note dans les œuvres exposées de nombreuses particularités propres aux Incas : Très proches de la nature, ces derniers aiment représenter leurs personnages dans un paysage luxuriant peuplé de fleurs, de fruits et d’oiseaux exotiques. Les vêtements sont très colorés et richement brodés d’arabesques au fil d’or ; les personnages importants étant vêtus de blanc et de rouge, les deux couleurs réservées aux dieux.

Les visages ne sont pas des portraits. Sans traduire une quelconque émotion, ils sont sereins et doux, sans expressions.

Notons quelques tableaux et pièces d’argenterie remarquables particulièrement représentatifs de cet art des Andes : « Saint Roch » au vêtement richement ornementé – « l’Annonciation » très européanisée - « l’Archange Uriel » au costume rebrodé d’or – la « Trinité » où l’on voit trois hommes jeunes debout côte à côte, absolument identiques, un rappel des dieux frères triplés du panthéon Inca. Un peu plus loin dans une vitrine un très beau brule-parfum en forme de cerf, en argent ciselé très finement, ainsi qu’un magnifique devant d’autel en argent sculpté, trop chargé pour notre goût européen.

Une petite exposition intéressante qui permet à ses visiteurs d’approcher un monde artistique encore inconnu, naïf et chargé de références, à la fois proche et très loin de ce qui se faisait en Europe à la même époque.

Musée d’Art religieux de Fourvière-Jusqu’au 30 juin

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