AccueilCollectivitésAménagement routier - A51: finir la Transalpine!

Aménagement routier - A51: finir la Transalpine!

Le chaînon manquant mesure 95 km environ, de cette autoroute qui s’arrête à 38 km au sud de Grenoble à Saint-Paul-les- Monestier et reprend à la Saulce (Hautes-Alpes) à 33 km au Nord de Sisteron (Alpes-de-Haute- Provence). Interview du Président André Vallini. Pourquoi souhaitez-vous relancer l’A51 ? François Hollande a déclaré le 26 janvier dernier qu’il « faut terminer les autoroutes qui sont engagées ».

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Le chaînon manquant mesure 95 km environ, de cette autoroute qui s’arrête à 38 km au sud de Grenoble à Saint-Paul-les- Monestier et reprend à la Saulce (Hautes-Alpes) à 33 km au Nord de Sisteron (Alpes-de-Haute- Provence).


Interview du Président André Vallini.

Pourquoi souhaitez-vous relancer l’A51 ?

François Hollande a déclaré le 26 janvier dernier qu’il « faut terminer les autoroutes qui sont engagées ». Il a raison ! Et dans la mesure où le financement et la réalisation de l’A51 seront pris en charge par des conces- Aménagement routier A51: fi nir la Transalpine! sionnaires privés, pas un euro d’argent public ne sera nécessaire pour l’achèvement de ce projet.

Au-delà de l’impact immédiat sur les entreprises du BTP, en quoi est-ce un outil de développement ?

L’aménagement de la RN85 et de la RD1075 ne peut représenter une alternative crédible à l’A51 car au rythme actuel, la modernisation de ces deux axes demanderait plus de 50ans. L’A51 permettra bien sûr d’améliorer les temps de parcours, mais aussi les conditions de sécurité. Et c’est surtout de manière globale que ce projet doit être appréhendé, puisqu’il permettra avant tout de relier les Alpes du Nord aux Alpes du Sud. L’A51 sera donc un atout pour le dynamisme de nos territoires enclavés du sud-Isère. En plus de l’impact immédiat sur le BTP, ce sont tous les secteurs économiques qui profi teront de l’A51.

Qui paiera, qui contrôlera l’équipement ?

Cette autoroute devrait avoir le même statut que les autres autoroutes à péage : l’Etat qui en est le propriétaire imposera les normes techniques et encadrera les tarifs. Et les concessionnaires qui réaliseront et financeront l’ouvrage, percevront en contrepartie les recettes des péages. Dans cette logique, la concession des tronçons déjà existants pourrait être prolongée et les bénéfices réaffectés au financement du tronçon central.

Le gouvernement, décisionnaire dans ce dossier, y est-il favorable ?

François Hollande a évoqué la nécessité de terminer les autoroutes engagées, à condition qu’elles soient indispensables pour la sécurité, qu’elles correspondent à un projet de désenclavement, et, enfin, qu’elles soient tournées vers l’Europe. L’A51 répond parfaitement à ces trois critères. Et je compte bien le rappeler au Gouvernement.

ES et JS


Les présidents chez le ministre

Le feuilleton du « chaînon manquant » de l’autoroute A51 a pris une dimension nouvelle. Le sénateur André Vallini, président du conseil général de l’Isère, Jean-Yves Dusserre et Gilbert Sauvan, ses homologues des Hautes-Alpes et des Alpes de Haute Provence, ont plaidé leur cause à Paris devant Frédéric Cuvillier, ministre des Transports. Les élus départementaux ont insisté sur la nécessité de réaliser cette autoroute à péage en réduisant son coût avec des limitations de vitesse à 110 km/h sur certains tronçons et en reconsidérant les normes techniques sur les ouvrages d’art. Ils ont également souhaité que, juridiquement, la future voie soit adossée à la section existante, exploitée conjointement par Vivendi et Escota dont la durée de concession serait prolongée. Si l’achèvement de cette section d’autoroute n’est pas inscrit au Schéma national d’infrastructures de transport, il a néanmoins été promis par François Hollande lors de la campagne électorale. Ce que les présidents des conseils généraux n’ont pas manqué de rappeler au ministre.

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