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Alfa Giulia et Stelvio peaufinent leurs atours

Publié le - - Automobile

Alfa Giulia et Stelvio peaufinent leurs atours

Marque de passionnés, mais toujours en quête de résultats commerciaux, Alfa Romeo vient d'améliorer ses Giulia et Stelvio, pour mieux rivaliser avec les ténors du « premium ».

S'opposant frontalement aux réalisations « premium » germaniques ou nordiques, la routière italienne Giulia et le grand SUV Stelvio, qui en dérive techniquement, avaient néanmoins du mal à les égaler sur le plan de l'équipement embarqué. Pas d'autres alternative, alors, que de prendre le taureau par les cornes pour être à même, enfin, de cocher toutes les cases en la matière.

On n'en fera pas le détail ici, mais Giulia et Stelvio, qui ont évolué symétriquement, n'ont désormais plus à rougir dans leur configuration 2020. L'apport le plus important concerne la belle mise à niveau des ADAS, incorporant à partir de la troisième des cinq finitions, les meilleures aides à la conduite du moment, détection des angles morts et de la fatigue, reconnaissance des panneaux, ou encore assistance à la conduite semi-active. Elles complètent freinage d'urgence et alerte anticollision avec détection piéton.

Du changement à bord également, avec le renouvellement de la présentation des planches de bord et de la console centrale, dont la qualité perçue rejoint le niveau « premium », sellerie comprise. L'instrumentation intègre un écran de 7 pouces, alors que le volant, plus épais pour une meilleure préhension, a été changé, comme l'écran couleur central de 8,8 pouces et désormais tactile, qu'escorte une connectivité plus poussée. Certains rangements intérieurs ont grandi, et un chargeur de smartphone à induction figure en option (200 €).

Simplifiée, chaque gamme de modèle se hiérarchise désormais selon de nouvelles appellations, version de base (Giulia ou Stelvio), puis Super, Ti (exhumation d'un ancien sigle Alfa maintenant orienté luxe, ex-Lusso), Sprint et Veloce, l'exécution à plus forte connotation sportive.

Sur le plan technique, la direction a été révisée, en vue d'un meilleur « feeling », comme la suspension, pour atténuer le ripage des pneus dans les parkings. Mieux accordés au passage imminent aux nouvelles normes WLTP, qui rebat les cartes en la matière, les moteurs essence ont vu réduire leurs émissions de CO2 jusqu'à 10 %. La palette des motorisations a légèrement évolué. Chacune épaulée par une boîte auto à double embrayage AT8 à 8 rapports, pour servir plutôt de fortes puissances : 200 et 280 ch en essence 2.0 Turbo, et 160, 190 et 210 ch en 2.2 turbo-diesel. La Giulia proposant, en motorisation d'accès, un intéressant 2.2 turbo-diesel de 136 ch, pas malussé.

Résultat des courses : un prix facial des Giulia (à partir de 36 700 € en 136 ch) et des Stelvio (à partir de 41 000 € en 160 ch) majoré de 1 300 à 2 000 € selon les versions. Mis sans répercuter toute la valeur de l'enrichissement, Alfa mettant en avant un « avantage client » oscillant entre 1 800 et 3 000 €.

Enfin, reprendre le volant de la Giulia, en diesel 190 ch boîte auto, permet de renouer avec une routière au comportement amusant, agile et taillé pour un immense plaisir de conduite, qui tient passablement aux roues arrière motrices. Ou à une transmission intégrale 4WD, lorsque c'est le cas, qui restitue cette tendance « propulsion ». Hyper directe avec 2,15 tours de volant d'une butée à l'autre, et précise comme un rasoir, la direction permet en outre de placer la Giulia exactement où l'on veut. Avec une propension à enrouler chaque virage avec maestria, alors que la moindre sollicitation sur les grandes palettes fixes, idéalement implantées derrière le volant, fait aussitôt rétrograder la boîte à double embrayage d'un rapport ; voire de deux si les conditions s'y prêtent.

Plus sage, moins vif que celui, formidable, de la Giulia, le châssis du Stelvio - toujours en 2.2 turbo-D 190 ch - se montre largement plus affûté que la plupart de ceux des autres grands SUV. Le plaisir de conduite qui en ressort justifie, lorsqu'on le recherche, le choix de ces Alfa Romeo qui se veulent pas comme les autres.

Cette année, Alfa Romeo célèbre les 110 ans de l'Anonima Lombarda, Fabbrica Automobili (ALFA), rachetée par Nicola Romeo en 1915, qui y accolera son nom. Cela en fait l'un des plus anciens constructeurs automobiles, et bénéficiaire d'une des plus fortes notoriétés... bien qu'il en soit resté l'un des plus petits !




Philippe DALASSIO
Journaliste

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