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Alexandre Fourtoy : « Voir loin pour se donner les moyens de devenir une scale-up »

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Alexandre Fourtoy : « Voir loin pour se donner les moyens de devenir une scale-up »
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Le dirigeant-fondateur du réseau d'incubateurs 1Kubator a organisé la semaine dernière à Lyon l'événement 1Kday pour permettre à des start-ups de pitcher devant des investisseurs. L'occasion de faire le point sur l'accompagnement des start-ups françaises.

L'argent coule à flot, mais est-ce que les start-ups se financent facilement ?

Il y a, en effet, beaucoup d'argent, mais ça ne veut pas dire que les start-ups réalisent des levées de fonds faciles. Les investisseurs n'investissent pas aveuglément et sont attentifs à de nombreux critères. Ils investissent sur une équipe, une technologie disruptive, une capacité à croître rapidement… Ensuite, les besoins sont très différents entre une start-up en amorçage qui cherche 150 000 € et une levée en série A de 1,5 M€.

Il a beaucoup été question de « start-up nation ». Comment passe-t-on aujourd'hui à l'échelle supérieure ?

La « start-up nation » a permis de favoriser l'entrepreneuriat avec des écoles qui ont développé l'appétence pour la création et proposé des modules d'enseignement adaptés. Les structures publiques de financement, comme BpiFrance, ont permis de dé-risquer la volonté d'investissement individuel dans les entreprises en création. Cette « start-up nation » peut désormais passer au stade de « scale-up nation » même s'il existe des obstacles à surmonter. L'Europe est un marché compliqué où il est plus difficile de faire émerger des acteurs globaux de la taille des acteurs américains ou chinois. Compte tenu de la qualité et de la capacité de notre recherche, il n'est pas normal que nous ne comptions pas plus de scale-ups. Mais la situation évolue avec des entreprises qui réalisent des levées de fonds de 10, 20 voire 30 M€ pour passer un cap.

Que faut-il anticiper pour réussir le passage de start-up à scale-up ?

Il faut avoir une vision globale avec une approche internationale. Sur son seul marché, une start-up n'atteindra jamais le niveau de scale-up. La vision internationale est un pré-requis tout comme une vision d'avenir sur sa technologie, son impact sur les clients, l'environnement, le marché… Voir loin, c'est se donner les moyens de devenir une scale-up. Par contre, c'est une idée reçue de croire qu'il faut un binôme complémentaire, avec un profil technique et un profil gestionnaire, à la direction. Mieux vaut démarrer seul qu'en binôme mal assorti.

Quel est le rôle d'1Kubator auprès des start-ups ?

Nous sommes un réseau d'incubateurs spécialisé dans l'accompagnement ante-création avec des entrepreneurs qui sont à la phase de l'idée. Nous avons été créés à Lyon et sommes aujourd'hui présents également à Bordeaux, Nantes et Rennes, et Lille prochainement. Nous offrons un accompagnement concret, avec des solutions de production, de mise sur le marché, de levée de fonds, combiné à la force d'un réseau pour démultiplier les chances de réussite. 1Kubator est actionnaire de chaque start-up à hauteur de 10 % du capital.

Quel était l'objectif de 1Kday ?

Les start-ups de notre réseau ont pu présenter leur projet à 17 investisseurs. Toutes n'auront pas convaincu et ne lèveront pas des fonds immédiatement, mais l'expérience est riche d'enseignements. Ce premier 1Kday est un événement dans un long processus.




Severine RENARD
Journaliste

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