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Ainay conquiert Divonne

Beau succès pour la dernière vente de Maître Cécile Conan-Fillatre avant la trêve estivale. Exit les nouveaux locaux de l'Hôtel d'Ainay, c'est à Divonne-les-Bains que le marteau d'ivoire a frappé ces dernières adjudications.
Ainay conquiert Divonne
Le Puy - Montée vers la cathédrale. Mine de plomb et aquarelle sur papier de Paul Signac, vers 1927, adjugée 7 200 EUR

CultureEnchères Publié le ,

Traditionnelle en ce début d'été, la vente de Divonne est depuis quelques années un rendez-vous incontournable pour les amateurs et collectionneurs d'art en villégiature dans cette fort séduisante région de l'Ain. A noter, et ce n'est finalement pas si courant, la description au catalogue de chaque lot en anglais, ce qui, on se l'accorde, devrait être incontournable à l'heure ou les ventes en « live » et les adjudications à l'international grignotent chaque jour une place plus importante sur le marché.

Sous le soleil estival de ce 21 juillet, on notait ainsi les 7 200 € (hors frais) atteints par Le Puy -Montée vers la cathédrale, un dessin à la mine de plomb et aquarelle sur papier, œuvre de Paul Signac (1863-1935) située vers 1927 par Olivier Houg, expert lors de cette vente. Accompagné d'un certificat d'authenticité établi par Madame Marina Ferretti, ce tableau était initialement estimé entre 6 000 et 8 000 €. Estimation pour sa part légèrement dépassée pour une huile sur toile d'Yvonne Canu (1921-2007) intitulée La fête à Saint-Tropez. Attendue entre 3 000 et 4 000 €, cette œuvre signée et contresignée trouvait finalement preneur à 5 000 € (hors frais).

Outre la peinture, le mobilier était également bien représenté au catalogue, avec notamment un très beau régulateur de parquet, travail parisien du XVIIIe siècle. De forme violonnée en placage de bois de rose, violette et amarante et bien complet de ses belles garnitures de bronzes ciselés et dorés, cet élégant régulateur était estimé entre 25 000 et 30 000 € par Christian Bourgeois, expert pour la partie mobilier de cette vente. C'est à 25 000 € (hors frais), soit son estimation basse, que ce rare meuble dans sa caisse estampillée Antoine Foullet trouvait un nouvel acquéreur. D'époque Louis XV, on retenait enfin un secrétaire droit en placage de bois de rose, amarante et sycomore teintés estampillé « J.P Letellier », ébéniste reçu Maître à Paris en décembre 1767, adjugé au marteau 40 500 €.

Bijoux et horlogerie

Bijoux et horlogerie complétaient ce catalogue comme il se doit lors de ces grandes ventes d'été. Les amateurs de montres concentraient leur attention sur une « Oyster Perpetual Datejust », modèle de dame en or jaune par la Maison Rolex. Présentée dans sa boîte, cette montre d'un poids brut de 70,6 g attendue entre 2 500 et 3 500 € était enlevée à 3 600 € (hors frais), tandis qu'une bague solitaire en or gris sertie d'un diamant taille brillant pesant 2,06 cts en couleur I, pureté VS2 changeait de propriétaire pour la somme de 12 000 € (hors frais).

Histoire de conclure la saison sur les derniers résultats en cours, retour cette fois à l'Hôtel d'Ainay pour quelques adjudications concernant la vente de costumes et textiles anciens programmée ce 12 juillet dernier sous le marteau de Maître Cécile Conan-Fillatre. Très remarquée, une robe à la française vers 1775-1780 confirmait les espoirs portés lors de son estimation annoncée entre 1 000 et 1 200 €. Composée d'un manteau et d'un jupon en pékin façonné (mexicaine), cette robe sur fond crème rayé jaune paille trouvait acquéreur à 1 000 € (hors frais) malgré quelques usures et faiblesses. Enfin, au chapitre des curiosités, on notait encore les 850 € (hors frais) réalisés par une robe de visite en deux pièces en faille bleue et velours ciselé bleu située vers 1884.

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