AccueilAgatha, le tabou de l'inceste par Duras, la libertaire

Agatha, le tabou de l'inceste par Duras, la libertaire

Après un Misanthrope franchement réussi qui se jouait dans un dispositif quadrifrontal, ainsi qu'une adaptation de L'université de Rebibbia de Goliarda Sapienza, autrice de l'immense roman L'art de la joie tout aussi pertinente, dans la salle Jean Bouise, voilà que la directrice du théâtre des Clochards célestes investit la salle modulable Jean Vilar avec Agatha.
Agatha, le tabou de l'inceste par Duras, la libertaire
DR (capture écran TNP) - Louise Vignaud

Publié le ,

Pièce de Marguerite Duras adaptée au cinéma par elle-même, Agatha est le récit à deux voix d'un inceste. Écrite après la lecture de L'Homme sans qualités de Robert Musil, ce dialogue est également autobiographique puisque l'écrivain avait connu cette expérience avec son petit frère.

Ici, Louise Vignaud, qui s'attaque à l'intime, cherche à sonder l'innommable, les tréfonds de l'âme humaine. Entourée de sa troupe de fidèles, Irène Vignaud à la scénographie, Cindy Lombardi aux costumes et Luc Michel aux lumières, celle qui fait partie du Cercle de formation et de transmission du TNP va tenter de faire voyager le spectateur d'une solitude à l'autre, d'un point de vue à l'autre, dans ce qui sera une vision de la villa Agatha où se retrouvent la sœur et le frère, s'appuyant sur des extraits de L'Homme atlantique, roman écrit juste un an après la pièce parue en 1981 aux éditions de Minuit.

TNP, 4 au 21 février, www.tnp-villeurbanne.com

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