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Agamy veut couler des jours heureux à l'international

le - - Entreprise de la semaine

Agamy veut couler des jours heureux à l'international
Photo DR - Bully héberge la cavie principale de l'union commerciale Agamy

Issue de la fusion de quatre caves coopératives régionales, l'union commerciale Agamy entend redonner ses lettres de noblesse au cépage Gamay. Non seulement dans l'Hexagone, mais aussi à l'international.

Après avoir travaillé durant toute l’année 2015 à la fusion des caves rhodaniennes de Bully, Quincié, et Saint-Bel, auxquelles est venue se mêler la cave de Trelins, dans la Loire, Georges Monéger, directeur général de l’union commerciale Agamy, se penche maintenant sur le développement d’une offre entièrement centrée sur le cépage Gamay. « Au total, nous représentons un volume de 60 000 hectolitres, tout en Gamay », confirme-t-il. Avant de détailler : « Nos appellations phares sont Beaujolais et Beaujolais-Villages, avec quelques crus comme Côtes de Brouilly, Morgon, Juliénas. »


Pour mettre en valeur ces terroirs, Agamy peut s’appuyer sur 55 salariés, qui se mettent au service de plus de 500 producteurs.Ces viticulteurs ont envisagé cette initiative de regroupement en 2014, pour se doter d’une force de frappe commerciale plus importante. « Le but de la fusion est de mutualiser nos moyens pour accroître le volume des ventes conditionnées par nos soins. Cela devrait nous permettre d’augmenter nos marges », confirme Georges Monéger.


Alors que la structure des ventes reposait jusque-là sur près de 90 % réalisés auprès de négociants, Agamy souhaite aller vers un ratio plus équilibré. « Le but ultime n’est pas d’arrêter les ventes aux négoces, mais d’atteindre un tiers, voire une moitié, de nos volumes en vente conditionné. A terme, nous pourrions aller plus loin, mais cela pose des problèmes de dimensionnement avec les effectifs, la logistique pour l’export, les infrastructures, les investissements... Nous étudierons cela dans les années à venir », indique le directeur général d’Agamy.


D’ici là, il s’appliquera à conforter la notoriété des trois marques proposées pour le moment par Agamy, qui peut d’ores et déjà s’appuyer sur une offre parfaitement segmentée. Le haut de gamme est porté par la marque Louis Tête et s’adresse aux CHR, avec des brouilly, des beaujolais, des beaujolais-villages, des coteaux du lyonnais, des côtes du forez. « Il s’agit aussi bien de vins rouges que de blancs », précise-t-il. La gamme Signé Vignerons est exclusivement dédiée à la grande distribution, là encore en blancs et en rouges. Vient enfin la marque Chat Rouge, avec des vins de table blancs, rouges, rosés, effervescents. « Il s’agit de produits très marketés, vendus en France et un peu à l’export », détaille-t-il.


Car Agamy n’entend pas se contenter d’un nouvel élan dans l’Hexagone. Son directeur général souhaite rapidement franchir la barre des 25 % du chiffre d’affaires (20 M€ en 2015 pour 4 millions de bouteilles commercialisées) à l’international. « Pour l’heure, l’essentiel des ventes à l’export est réalisé au Japon, mais l’international constitue un vrai levier de croissance. La Grand Bretagne, la Belgique, la Chine et l’Amérique du Nord sont des cibles que nous avons identifiées et où nous avons la capacité de nous développer », conclut Monéger.

 

  « Une boutique à Lyon en 2016 »

Trois questions à Georges Monéger, Dg d’Agamy

 

On parle de l’ouverture d’une Boutique à Lyon. A quelle échéance envisagez-vous de concrétiser ce projet ?


Pour gagner en notoriété, nous devons effectivement être forts sur notre territoire d’origine et pour cela nous envisageons d’ouvrir une boutique, en partenariat avec la maison Desprat, à Lyon. Ce projet devrait se concrétiser avant la fin de l’année. Nous avons ciblé deux emplacements possibles, l’un en Presqu’île et l’autre aux Halles de Lyon.

 

Pourriez-vous dupliquer ce modèle dans d’autres villes par la suite ?


Ce ne serait pas illogique et nous envisageons, effectivement, de reprendre ce modèle en Auvergne. Néanmoins, nous allons faire les choses progressivement. D’autant que nous sommes engagés dans la nouvelle chaîne de cavistes Vilavigne, dédiée aux vins de coopérative.

On parle également du lancement d’un nouveau produit ?

En effet. C’est un produit que nous avons baptisé Jasper. Un concept totalement différent de ce que l’on voit dans le vin actuellement. Son degré d’alcool sera très faible, environ 7°, avec une base de Gamay, bien entendu, à laquelle nous ajouterons des arômes. Nous voulons un produit fun, destiné à un public jeune, qui sera vendu en petites bouteilles aluminium de 20 cl. Jasper sera commercialisé en réseau traditionnel, épicerie et export. Le projet sera lancé au mois de septembre avec 4 déclinaisons baptisées Mumbaï, Paris, Mexico et Rio. Jasper est un produit de complément dans notre activité. Il entre dans notre stratégie de diversification. C’est un créneau pour les vins de France et nous envisageons de le développer à l’export.




Jacques DONNAY
Journaliste

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