AccueilActualitéAéroports de Lyon : Vinci Airports/Caisse des Dépôts/Prédica choisis par l'Etat

Aéroports de Lyon : Vinci Airports/Caisse des Dépôts/Prédica choisis par l'Etat

Aéroports de Lyon : Vinci Airports/Caisse des Dépôts/Prédica choisis par l'Etat

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« Nous sommes prêts depuis longtemps à accueillir notre nouvel actionnaire, affirme dans un communiqué Philippe Bernand, président du directoire d’Aéroports de Lyon. Cette privatisation intervient alors que tous les voyants sont au vert. Après avoir œuvré durant cinq ans à améliorer de manière significative les résultats financiers, à désendetter l’entreprise, nous sommes depuis 2013 dans une logique de ré-investissement tout en conservant des ratios d’endettement raisonnables. » La CCI Lyon Metropole Saint-Etienne Roanne (détentrice de 25 % du capital) avait mal vécu la décision de l’Etat de désigner, selon elle arbitrairement et sans concertation, deux prétendants en short list. Son président Emmanuel Imberton avait fait connaître la position de la collectivité dans un communiqué mi-juillet : « C’est inacceptable, car l’Etat met ainsi de côté des partenaires qui s’étaient fortement investis dans la procédure et qui souhaitaient légitimement pouvoir exprimer leur point de vue sur les différents projets industriels. En agissant de la sorte, l’Etat réduit à néant l’intérêt de la procédure de consultation ».
Même contestation du côté de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, également actionnaire de l’infrastructure. Laurent Wauquier, son président, soutenu par le Département du Rhône, entend intenter une action en référé devant le tribunal de Paris visant à annuler le processus de privatisation.
Aéroports de Lyon aurait été cédé pour 535 M€, tandis que Nice Côte-d’Azur a rapporté 1,22 Md€ à l’Etat qui l’a cédé au consortium italien Azzurra.

Huit prétendants au départ

Suite à l’annonce du gouvernement de se désengager de certains aéroports régionaux pour aller vers une privatisation, huit candidats avaient été retenus en mai dernier pour finaliser leurs offres : Vinci, Ardian, l'alliance franco-espagnole Meridiam - Ferrovial Airports, les groupes australiens IFM et Macquarie Infrastructure and Real Assets (Mira), Atlantia et Limark Yatirim, et enfin, Cube Infrastructure, le fonds d'investissement de Natixis, allié à l'aéroport de Genève.

A Toulouse-Blagnac

Au printemps 2015, le gouvernement (conservant 10,01 %) a désigné le consortium chinois Symbiose (49,9 % des parts) pour reprendre une partie du capital de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Une société de droit français, Casil Europe, a ainsi été créée pour représenter les nouveaux actionnaires chinois au capital aux côtés de la CCI de Toulouse, de la Région Midi-Pyrénées, du conseil départemental de la Haute-Garonne et de Toulouse Métropole (40 % à eux quatre). Un an après la reprise, l’actionnaire asiatique voudrait faire main basse sur une partie des réserves financières de l’aéroport. Selon le quotidien La Dépêche, les actionnaires entendraient se redistribuer quelque 20 M€ sur les 70 M€ de réserve. Les quatre collectivités ont crié au scandale et alertent sur le fait que ces fonds sont destinés aux investissements dans l’infrastructure et non aux nouveaux actionnaires chinois.

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