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Actualités - Journées européennes des métiers d'art : le temps de la création

La 8e édition des journées européennes des métiers d’art (JEMA) se déroulera les 4, 5 et 6 avril.

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En France, elle proposera quelque 4 000 ateliers participants et plus de 400 événements et manifestations dans plus de 130 centres de formation et sur plus de 40 circuits de visite. A elle seule, la région Rhône-Alpes abritera pas moins de 365 événements. L’occasion de faire le point, en avant-première, avec les acteurs de ces journées.


Coutelier, armurier, céramiste, restaurateur de tableaux, tailleur de pierre… Ces métiers éveillent toujours la curiosité. Ils sont au total 217 répertoriés dans la catégorie « métiers d’art ». L’opportunité sera offerte au grand public, l’espace de trois journées, les 4, 5 et 6 avril, de découvrir la palette de ces métiers qui, pour l’occasion, ouvriront les portes de leurs ateliers. Outre l’aspect artistique qu’ils représentent, les métiers d’art n’en constituent pas moins un très fort potentiel économique : quelque 38 000 entreprises, générant environ 8 Md€ (2008) de chiffre d’affaires, sont concernées au plan national.
Alain Berlioz-Curlet, président de la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat Rhône-Alpes, souligne que ces 217 métiers sont eux-mêmes répartis en 19 secteurs (exemple : fleurs, arts graphiques…), en fait par matières, qui réunissent des artisans, mais aussi des industriels et des artistes libres. L’adhésion aux métiers d’art relève d’une démarche volontaire du chef d’entreprise qui peut aboutir au titre d’artisan d’art, après sept années d’exercice de la profession, puis de maître artisan décerné par la Chambre de métiers et de l’artisanat. Le critère retenu est aussi celui de l’oeuvre unique, voire des petites séries. Et Philippe Neymarc de renchérir : « En fait, il convient de faire acte de création ».

2 500 artisans d'art en Rhône-Alpes

Pour Gaël Robin, « tout est en fait dans la motivation de l’artisan qui allume l’étincelle qui peut aboutir à la création d’une petite entreprise capable de perdurer sur plusieurs générations ». Et Philippe Lassablière d’ajouter que « l’artisan doit aussi disposer d’une vraie maîtrise de la technique. La future loi Pinel doit prochainement valoriser les métiers d’art ». On dénombre quelque 2 500 artisans d’art en Rhône-Alpes. A la différence de la démarche purement artistique, l’artisan d’art est soumis, quant à lui, aux lois de la rentabilité, pas toujours évidente à assurer quand on travaille sur des oeuvres uniques. Et François Simon-Fustier de préciser que « la difficulté peut être contournée par le biais des prestations de service, à condition que 50 % de l’activité relève du métier d’art concerné et qu’il soit officiellement inscrit sur la liste des métiers d’art ». « Une démarche qui est celle de tous les ateliers présents aux JEMA, qui participent essentiellement pour montrer concrètement leurs métiers », renchérit Jean-Bernard Nuiry. « Reste que l’univers des métiers d’art demeure fragile et relève pour l’essentiel des commandes du secteur privé », ajoute Philippe Lassablière. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5094 du samedi 29 mars 2014

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