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Actualités - Apiculture : vers un développement durable ?

Elle joue depuis toujours un rôle primordial dans notre alimentation et dans l’agriculture.

ActualitéSociété Publié le ,

Face aux différentes formes de pollution des sols comme atmosphérique, l’abeille est aujourd’hui grandement menacée. Malgré les nombreuses études et le cri d’alarme des communautés scientifiques, ce pollinisateur naturel risque de disparaître sans une véritable prise de conscience tant au niveau politique qu’économique.


Indicateurs privilégiés pour mesurer l’impact des activités humaines sur l’environnement, les abeilles sont depuis plusieurs années en déclin dans le monde. Aujourd’hui, un tiers de notre nourriture dépend de ce pollinisateur agricole. Particulièrement présentes en Rhône-Alpes, elles font l’objet de toutes les attentions notamment en Isère qui a initié en 2007 une action-pilote. Rhône- Alpes est l’une des trois grandes régions apicoles de France (2e après Paca), elle compte environ 280 professionnels de l’apiculture (plus de 7 000 amateurs). Ce n’est pas un hasard si le conseil général de l’Isère (2 400 apiculteurs en Isère), sur une idée de son directeur de la communication et apiculteur amateur, Érik Burdet, a initié en 2007 un contrat « apiculture durable » visant à protéger sur le long terme l’abeille tout en soutenant, à travers un partenariat actif, les acteurs du monde apicole et agricole.
De nombreux échanges qui ont conduit l’année suivante à mettre en place un rucher observatoire sur quatre ans en collaboration avec l’Adara (l’association pour le développement de l’apiculture en Rhône-Alpes), la chambre d’agriculture de l’Isère ainsi que la participation des différentes structures apicoles et agricoles du département. Une première en France. « Outre la mise en place de quatre ruchers observatoires afin de connaître précisément le comportement des colonies et l’exposition des abeilles à différents polluants, nous avons travaillé sur trois autres axes allant de la sensibilisation des populations envers ce pollinisateur jusqu’à l’installation d’un rucher sur le toit du conseil général », explique Christian Nucci, vice-président du conseil général de l’Isère, chargé de l’agriculture. En tout, 500 000 € dont 60 % destinés aux analyses, ont été consacrés à la mise en oeuvre de ce contrat entre 2007 et 2011. « Sans abeille, nous serions confrontés à un important problème pour la pollinisation des plantes. L’intervention de l’abeille est différente selon le type d’agriculture. Cette initiative a permis de mieux comprendre son mode de vie et d’adapter nos pratiques en fonction. Sans cet échange entre agriculteurs et apiculteurs, cela n’aurait pas été possible », confie Jean-Claude Darlet, président de la chambre d’agriculture de l’Isère. .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5088 du samedi 15 février 2014

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