AccueilSociétéActualité - Gouvernement Valls II : Najat Vallaud-Belkacem, première femme ministre de l'Education nationale

Actualité - Gouvernement Valls II : Najat Vallaud-Belkacem, première femme ministre de l'Education nationale

Manuel Valls a décidé de siffler la fin de la récré.

ActualitéSociété Publié le ,

Après le « tohu-bahut » provoqué par le turbulent Arnaud Montebourg, désormais ex-ministre du Redressement productif qui réclamait un changement de cap économique et dont les propos acides envers la tête de l’exécutif ont in fine engendré la chute de Valls I, le Premier ministre, drapé de la blouse de maître d’école, se présente face à une classe rajeunie. Au sein de cette nouvelle équipe, soulignons la présence de quatre Rhônalpins : les Isérois Geneviève Fioraso, qui demeure secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, et André Vallini, également secrétaire d’Etat en charge de la Réforme territoriale, et les Lyonnais Thierry Braillard, maintenu dans ses fonctions au poste de secrétaire d’Etat en charge des Sports, et surtout Najat Vallaud- Belkacem qui abandonne son portefeuille éclectique de la Ville, de la Jeunesse et des Sports pour prendre en main les destinées de l’Education nationale. Une première pour une femme. Pionnière donc, Najat Vallaud-Belkacem poursuit ainsi, à 36 ans, son ascension fulgurante. Il semble, à l’aune des diverses fonctions qui lui échoient, que remaniement rime pour elle avec promotion. C’est un ministère majeur qui alourdit le cartable de la nouvelle ministre, numéro 4 dans l’ordre protocolaire du gouvernement. Si du côté de la droite, on pousse des cris d’orfraie, n’hésitant pas à assimiler cette nomination à une « provocation », dans son camp politique, son arrivée rue de Grenelle a déclenché des réactions positives. Outre les « félicitations » via Twitter de Benoit Hamon, son prédécesseur, Geneviève Fioraso a salué cette grande première : « Je me réjouis de poursuivre mon action à ses côtés. Avec deux priorités claires : une meilleure qualification des étudiants et le développement de la recherche française fondamentale à l’international ». Sur un plan local, Gérard Collomb, dont le nom a longtemps et souvent circulé entre Matignon et l’Elysée afin d’être couché sur la liste composée aujourd’hui de seize ministres et dixsept secrétaires d’Etat, s’est fendu d’un communiqué lapidaire : « La composition du nouveau gouvernement vient d’être annoncée. Je formule des voeux pour que conformément aux propos du président de la République, il puisse agir dans la clarté et la cohérence menant une politique propre à réenclencher un nouveau cycle de croissance dans notre pays ». Difficile d’y déceler un réel enthousiasme… Si la rentrée des classes, concernant plus de douze millions d’élèves et quelque 800 000 professeurs, porte la signature de son prédécesseur, Najat Vallaud-Belkacem devra rapidement trouver son rythme… scolaire. Les dossiers chauds ne manquent pas ! Et la grogne des élus réfractaires à la mise en oeuvre de la réforme des rythmes scolaires, soutenus à en croire les sondages par deux tiers des Français, inquiets de l’impact de ces nouveaux rythmes sur l’équilibre et le bien-être de leurs progénitures, ne devrait lui laisser aucun état de grâce.


L.Odouard

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