AccueilActualitéSociétéAccélération du temps : une pause, vite !

Accélération du temps : une pause, vite !

« “En retard, en retard, je suis en retard, en retard”… Sommes-nous tous devenus des lapins blancs d’Alice au pays des merveilles ? », s’interroge Alice Béja de la revue Esprit dans le numéro de ce mois de décembre, consacré aux « territoires du temps » : « Courant sans cesse, obsédés par un sentiment d’urgence, sans bien savoir au fond où nous voulons arriver ? » Une perte de temps synonyme de perte de sens, en quelque sorte. L’urgence a envahi nos vies : nous engloutissons un burger et un coca dans le fast-food du quartier ; les rencontres amoureuses se font en « speed-dating » ; le cadre pressé (redondance) développe son réseau professionnel par « speed-meeting », ordinateurs portables, smartphone, courriel sont devenus « les doudous du XXIe siècle » ; l’information est instantanée, l’« homo googlus » a le sentiment de tout savoir sur tout, instantanément.

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« “En retard, en retard, je suis en retard, en retard”… Sommes-nous tous devenus des lapins blancs d’Alice au pays des merveilles ? », s’interroge Alice Béja de la revue Esprit dans le numéro de ce mois de décembre, consacré aux « territoires du temps » : « Courant sans cesse, obsédés par un sentiment d’urgence, sans bien savoir au fond où nous voulons arriver ? » Une perte de temps synonyme de perte de sens, en quelque sorte.
L’urgence a envahi nos vies : nous engloutissons un burger et un coca dans le fast-food du quartier ; les rencontres amoureuses se font en « speed-dating » ; le cadre pressé (redondance) développe son réseau professionnel par « speed-meeting », ordinateurs portables, smartphone, courriel sont devenus « les doudous du XXIe siècle » ; l’information est instantanée, l’« homo googlus » a le sentiment de tout savoir sur tout, instantanément.
La vitesse des transports et des transmissions instantanées réduit le monde à rien. Nous vivons une époque singulière, notre appréciation des échelles de temps et de distances est bouleversée et la Terre est devenue trop petite pour le progrès », expliquait il y a quelques années l’urbaniste Paul Virilio (La vitesse de libération, Galilée, 1995) chez nos confrères de Libération. .../...

Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5134 du samedi 3 janvier 2015

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