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A votre santé !

La France tourne au ralenti, lovée dans une léthargie inhérente au contexte estival.

EconomieServices Publié le ,

A l’aune de l’activité économique locale atone, force est d’admettre qu’il sera difficile de l’extirper de sa torpeur durant les jours à venir.

Prenant le contre-pied de ce calme tout relatif, les Hospices Civils de Lyon ont, au cœur de ce mois de juillet lénifiant, braqué les projecteurs sur un pan majeur du projet de modernisation 2014-2018 de l’hôpital Edouard-Herriot. Le Tout Lyon affiches consacre ainsi sa Une et ouvre ses colonnes à la déconstruction du pavillon H, sur les ruines duquel poussera un plateau médico-technique dernier cri. Corollaire de cette édification, la création de plusieurs blocs opératoires et d’une vaste plateforme d’imagerie. Une nouvelle ère pour l’emblématique site hospitalier. Pour ce chantier d’envergure, comprenant par ailleurs le regroupement des urgences au sein d’un bâtiment unique, quelque 120 M€ ont été injectés. Une enveloppe colossale pour assouvir un dessein louable, martelé par le directeur général des HCL, Dominique Deroubaix : « Placer le patient au cœur des préoccupations, afin de lui offrir les meilleures conditions de prise en charge ».

Le secteur de la santé irrigue donc l’actualité de ces derniers jours. Le centre hospitalier Saint-Joseph Saint-Luc s’est doté d’un nouveau directeur général en la personne de Pascal Bonafini. Terme générique désignant l’intégralité des actes médicaux effectués à distance, la télémédecine a fait parler d’elle. L’Agence régionale de santé Rhône-Alpes vient de ratifier des conventions avec les Mutualités françaises de l’Isère et de la Loire, permettant aux établissements sociaux et médico-sociaux des territoires concernés d’expérimenter des dispositifs idoines. Dans l’optique de relever un quadruple défi : répondre, de conserve, à l’inéluctable vieillissement de la population, à l’accroissement des maladies chroniques, à l’inégale répartition des professionnels de santé et, last but not least, au carcan budgétaire de plus en plus contraint.

Une Agence régionale de santé (ARS) Rhône-Alpes qui subit l’ire du groupe Noalys, dont l’acerbité du communiqué destiné à présenter la future clinique de Cluses (Haute-Savoie) montre qu’en matière de santé, rien n’est simple. Les faits ? Le groupe Noalys a acquis, pour l’euro symbolique, les autorisations de chirurgie (hospitalisation complète, ambulatoire) de la clinique des Grandes Alpes à la barre du tribunal de commerce en début d’année. L’entité sollicite aujourd’hui le transfert desdites autorisations pour son futur établissement. Pour l’heure, l’ARS a suspendu l’activité de la clinique des Grandes Alpes mettant entre parenthèses le projet de Noalys dont l’argumentaire, ciselé et (apparemment) irréprochable, insiste sur la nécessité de fournir à la patientèle de la Vallée de l’Arve, outre « un établissement de santé du XXIe siècle », surtout « un véritable choix » entre médecine libérale et offre publique.

En filigrane, semble poindre la sempiternelle argutie de la lutte contre le désert médical domestique. Ou comment procurer à chaque Français une offre qualitative de santé, dans le respect de la proximité. Eternel débat, au regard de l’infrangible devoir de rationalisation des coûts. On se souvient, par exemple, de la journée de sensibilisation menée par l’Union régionale des professionnels de santé chirurgiens-dentistes en Ardèche afin de promouvoir les zones sous-dotées auprès des étudiants.

Loin de ses écueils, Lyon a de nouveau affirmé son omnipotence en matière médicale, comme en atteste, tout récemment, l’inauguration des locaux modernes de l’Organisation Mondiale de la Santé au cœur du biodistrict de Gerland. Ou bien encore la divulgation de la feuille de route 2015-2017 du Cancéropôle CLARA, réceptacle de quelque 10 M€ alloués sur trois ans pour pérenniser la dynamique de la recherche sur le cancer.

Via le 4e baromètre Deloitte/Ifop, en dépit des craintes de l’éloignement géographique des blouses blanches et des niveaux de remboursement jugés trop bas des médicaments, nos compatriotes ont confirmé qu’ils accordent un soin tout particulier à leur santé. Nul doute qu’ils mettront à profit les semaines de vacances, pour s’en refaire une bonne !

L.O

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