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Enchères : 4e grande vente des amoureux de la peinture à Lyon Presqu'île

Tableaux modernes et contemporains sont au rendez-vous de cette 4e grande vente. Pas de stars de la peinture au catalogue mais une multitude d'œuvres d'artistes à des prix accessibles à tous.
Enchères : 4e grande vente des amoureux de la peinture à Lyon Presqu'île
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C'est le principe de ces ventes programmées maintenant régulièrement par Maîtres Jean-Marc Bremens et Christophe Belleville. 250 peintures, dessins et estampes constituant un ensemble remarquable sont ainsi proposés le jeudi 25 février au public, tout cela sans prix de réserve, comme le souligne Damien Voutay, expert lors de cette vente.

Du côté des provenances, on note aussi bien des collections régionales que l'entier décor d'une bastide de la Drôme provençale, en passant par le fond d'un ancien grand marchand de tableaux de la rue Auguste-Comte. Tableaux de charme, portraits, nus, paysages et autres créations d'artistes singuliers voire anonymes constituent l'essentiel du catalogue parmi lequel on retient, à la lecture, Une élégante petite fille à la robe de dentelles et au chapeau fleuri, huile sur toile de Balloffet (XIXe-XXe) estimée entre 200 et 300 € mais également des Jeunes gens et panthère, technique mixte à base d'aérographe sur toile par Jean-Paul Bocaj (né en 1949), tableau daté de février 1987 pour lequel l'estimation se situe entre 100 et 120 €.

Plus loin au catalogue, l'attention est retenue par une aquarelle gouachée de l'artiste vietnamien Pham-Thuc Chuong. Intitulée Petite fille à l'oiseau, cette aquarelle typique du travail de cet artiste est marquée au dos du cachet humide de la Galerie Sagittaire, F. Lascoux, sise rue Auguste-Comte à Lyon. Estimée entre 100 et 150 €, elle devrait facilement trouver acquéreur. Parmi les curiosités enfin, à noter cette étonnante rencontre entre Jeanne d'Arc et Jules César sous forme d'une huile sur toile de l'école française du XIXe mais également, et c'est peu commun, un portrait peint par la chanteuse Annie Cordy !

Maîtres Bremens et Belleville, hôtel des ventes de Lyon Presqu'île, jeudi 25 février à 18 h, catalogue complet et horaires d'expositions sur interenchères.com

Adjugés !

On attendait 8 à 12 000 € pour cette exceptionnelle robe volante datée vers 1730, ce sont finalement 140 000 € (hors frais) qui ont été portés sur cette pièce rarissime, le jeudi 4 février sous le marteau de Maître Etienne de Baecque au Nouvel Hôtel des ventes de la rue Vendôme. Durement bataillé entre plusieurs collectionneurs, ce rare témoignage du passé a été au final préempté par l'Etat pour le Palais Galliera - Musée de la mode, devenant ainsi le seul exemplaire de ce type dans les collections publiques de France. Inutile de préciser que l'étude ne boude ni son plaisir ni sa fierté d'autant plus que sur les 100 000 € espérés pour cette vente, ce sont finalement 300 000 € qui ont été tapés au marteau. Un succès donc mémorable.

Beau succès également cette fois chez Conan Hôtel d'Ainay pour la grande vente proposée le 7 février sous le marteau de Maître Cécile Conan-Fillatre. Au catalogue, on note les 32 000 € (hors frais) atteints par un grand cabinet en placage de ronce de noyer, ivoire et bois exotique à décor d'une marqueterie de couronnes fleuries et filets dessinant des perspectives. Daté du XVIIe siècle, cet élégant cabinet estimé initialement entre 10 et 12 000 € provenait du Château de Vaulx-Le-Vicomte. Dans la même vente, une petite table à jeu de Jean-François Hache portant dans le fond d'un tiroir une étiquette datée de 1785 trouvait preneur à 7 200 € pour une estimation établie précédemment entre 1 500 et 2 000 € tandis que Soleil couchant vue sur la Suisse, tableau de Jean-Louis Demarne (1752-1829) était emporté à 30 000 € par un amateur, confirmant ainsi son estimation première à 30 000 / 40 000 €. A Lyon Brotteaux enfin était proposé le jeudi 11 février un ensemble de tableaux modernes. On retient parmi les adjudications, les 5 992 € (frais inclus) portés sur La Lecture, huile sur toile de Georges d'Espagnat (1870-1950), soit la confirmation de son estimation initiale établie entre 4 000 et 6 000 €, mais également les 3 600 € (frais inclus) atteints par Les moissons, huile sur toile marouflée de Pierre Ambrogiani (1907-1985) et les 5 100 € (frais inclus) qu'un amateur a engagés sur cette Femme nue, 1979, huile sur toile d'Alain Bonnefoit (né en 1937).

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