Edito : 3D

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Lyon sera ce week-end l’épicentre de la vie politique hexagonale, le foyer fébricitant d’une campagne amorçant officiellement son envol. La capitale des Gaules sera-t-elle le théâtre d’une guerre de trois ? La réponse sera donnée dimanche soir. Une chose demeure certaine : l’affrontement, dans les discours, les pensées, les manœuvres même, sera réel. En ce week-end hautement politisé, on assistera à trois visions, trois courants, trois programmes, trois exercices de style et finalement, trois ambitions. Marine Le Pen, à la Cité internationale, Emmanuel Macron, au Palais des sports, et Jean-Luc Mélenchon, à Eurexpo, évolueront dans l’arène lyonnaise avec la ferme envie d’en découdre. Frappant les trois coups d’une campagne qui n’en manquera pas, le leader frontiste chasse sur des terres centristes qui inspirent l’ex-ministre de Bercy, porté par le tout-puissant Gérard Collomb, qui n’a guère exulté devant les résultats de la primaire citoyenne. VRP pour Macron, l’édile rhodanien préfère, avec obstination, réaffirmer sa préférence et promouvoir son poulain en… amont ! De son côté, le gouailleur du Front de gauche a opté pour Lyon avec une triple visée : montrer les muscles face à deux candidats sérieux à la charge suprême ; peaufiner sa côte de popularité ; se positionner sur le terrain de l’idéologie, dirigeant tour à tour son acrimonie vers le chantre de l’ultralibéralisme ou le héraut du souverainisme intégral.

Si les trois têtes d’affiche rivaliseront d’effets d’annonce, sur fond de surenchère populaire (populiste ?), deux camps éprouvent les pires difficultés pour exister. Et pourtant, ces camps ont, des années durant, partagé le gâteau du pouvoir, devenu aujourd’hui bien indigeste. Benoît Hamon, nonobstant une victoire cristalline et dans un savant jeu d’équilibriste, doit parvenir à rassembler les dissemblables, les déçus du Hollandisme peu enclins à accorder un blanc-seing à un ex-frondeur. Fustigeant un programme « irréaliste », de nombreux parlementaires issus de l’aile droite du PS revendiquent « leur droit de retrait » de la campagne de Benoît Hamon, se détournant clairement du candidat investi.

Autre terre brûlée, la droite conservatrice. Le « Penelopegate » - les emplois présumés fictifs de l’épouse de François Fillon, et l’enquête diligentée, étendue depuis aux activités des deux enfants aînés - ont déboussolé les électeurs LR. Conscient du voile fuligineux qui obombre l’horizon de l’homme fort de la primaire, Georges Fenech, député du Rhône, usant de l’analogie avec le Titanic afin d’évoquer la lente descente aux enfers de sa famille politique, a appelé son parti à réunir un conseil national en urgence afin de choisir un autre candidat. Laurent Wauquiez se tient prêt. A moins que les Républicains ne misent sur un autre cheval. De Troyes bien sûr !

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