AccueilSpectacle vivant19e Biennale de la Danse à Lyon : un vent de jeunesse et de création

19e Biennale de la Danse à Lyon : un vent de jeunesse et de création

Le spectacle vivant reprend des couleurs à Lyon ! Première à ouvrir le bal, la Biennale de la Danse du 1er au 16 juin.
19e Biennale de la Danse à Lyon : un vent de jeunesse et de création
Julian Mommert - Elenit, chorégraphie de Euripides Laskaridis

CultureSpectacle vivant Publié le ,

A Lyon, la Biennale de la Danse et les Nuits de Fourvière viennent de lancer leur programme, presque simultanément. Normal quand on sait que pour la première fois, les deux festivals inaugurent une collaboration inédite avec le concert de Camille mis en scène par l'inénarrable Robyn Orlyn.

Ainsi, du 1er au 16 juin, la Biennale de la Danse commence en majesté avec cette production qui a bien failli ne jamais voir le jour. Il faut dire que cette 19e édition a pris un tour singulier compte-tenu du contexte actuel, qui a battu et rebattu les cartes puisqu'elle dure seulement 16 jours et qu'elle s'inscrit désormais dans l'agenda les années impaires.

Il n'empêche, même si d'aucuns déploreront le report de la pièce d'Angelin Preljocaj (en décembre à la Maison de la danse), il y a pas mal de pépites dans cette programmation, ajustée, réajustée et retricotée maintes fois au fil des incertitudes depuis son annulation en septembre dernier.

Une dimension internationale malgré tout

Évidemment elle est moins internationale que d'habitude, coronavirus oblige, mais Dominique Hervieu et son équipe ont sauvé une partie de la saison Africa 2020, tout en s'offrant accidentellement, "grâce" aux aléas du calendrier, la première mondiale de la dernière création de Dimitris Papaioannou, le maître incontesté de la danse contemporaine grecque.

Elle s'offre même le luxe d'inviter de nouveau son enfant terrible, Euripides Laskaridis, un chorégraphe sacrément foutraque à l'univers totalement baroque et déjanté, découvert lors de la 18e édition et qui nous fait trépigner d'impatience ! Tout comme celle faite à Marlene Monteiro Freitas et d'autres jeunes créatrices tel Flora Détraz et Cécile Laloy.

Pas de défilé dans les rues de Lyon

Concernant les autres artistes venus d'un autre continent, il faut souligner la venue de Germaine Acogny, la grande dame de la danse contemporaine africaine, qui nous fait l'honneur d'un solo autobiographique ou celle de Qudus Unikeku, représentant explosif de la jeune génération.

En effet, celui-ci nous gratifie d'une création coproduite par la Biennale sur l'afro-beat des seventies tout en orchestrant le final du Défilé. Un défilé tout à fait spécial puisqu'il va prendre la forme d'un spectacle feuilleton se déroulant sur trois soirs et seulement visible du grand public depuis des écrans, retransmis par les caméras de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes.

Si le public perd son "rituel urbain", il gagne un nouveau rendez-vous, l'expérience Fagor ! 11 propositions d'artistes partis à la rencontre de la jeunesse seront à découvrir gratuitement aux usines Fagor, pendant une semaine, avec un temps fort le week-end des 12 et 13 juin. Chouette !

Du 1er au 16 juin, www.biennaledelyon.com

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