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14 nouveaux avocats savoyards, en majorité des femmes

Ils ont prêté serment devant la cour d'appel de Chambéry, invités par les intervenants à exercer leur métier dans la dignité et l'humanité, en sachant aussi « défendre l'indéfendable ».
14 nouveaux avocats savoyards, en majorité des femmes

Vie juridique Publié le ,

« Je jure, comme avocat, d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité ». Ils sont 14 - dont 12 femmes - à avoir ainsi prêté serment devant la cour d’appel de Chambéry, qui regroupe à ce jour quelque 780 avocats. Presque tous originaires de Savoie, âgés pour la plupart de 26 à 29 ans, ils ont poursuivi sept années d’études supérieures après le baccalauréat, entrecoupées de stages professionnels. Quatre ont passé leur Master à l’université Savoie-Mont-Blanc, d’autres dans la région, d’autres encore à Montpellier ou Clermont-Ferrand. Une diversité géographique qui se retrouve dans les spécialités choisies, du droit de la construction à celui des affaires, en passant par le droit international privé franco-suisse.

Michel Allaix, président de la cour, a invité les nouveaux avocats à exercer leur profession avec discernement face au développement médiatique actuel. Car « si l’on peut tout dire aujourd’hui, il est important desavoir comment le dire dans le respect dû à soi-même et à l’institution. La robe commande la mesure, avec uneloyauté égale vis-à-vis des clients défendus et des adversaires ». Des propos repris par le procureur général, Brice Robin, qui a davantage appuyé sur l’humanité et l’humilité, affirmant que « si la justice est une passion ardente, les avocats doivent avant tout être des éveilleursde conscience ».

Quant au bâtonnier du barreau de Chambéry, Me Olivier Fernex de Mongex, il a mis en avant « le moment exceptionnel qu’est la prestation de serment, qui doit être compris comme le commencement d’une initiation, le début d’un long chemin passé à assister le juste comme le faible, et à défendre aussi l’indéfendable ». Dans cette optique, « il s’agit d’avoir la connaissance mais pas la suffisance, d’être fier mais pas orgueilleux ». Le tout en ayant bien conscience que les juges ne sont pas des adversaires, mais des partenaires de la justice. Olivier Fernex de Mongex a conclu par une citation de saint Thomas d’Aquin appliquée au métier d’avocat : « Il y a ceux qui figurent, ceux qui défigurent et ceux qui transfigurent ».

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