AccueilArt de vivreGastronomie / Vins100 ans d'un gourmand bonheur canaille

100 ans d'un gourmand bonheur canaille

La Meunière 11 Rue Neuve Lyon 1 Téléphone : 04 78 28 62 91 Fermé dimanche et lundi Menus à 16,50€ et 19,00€ (midi) et à 29,00€ et 36,00€ - Carte raisonnable
100 ans d'un gourmand bonheur canaille
© Michel Godet

Art de vivreGastronomie / Vins Publié le ,

S’il est une institution lyonnaise, c’est bien celle des Bouchons, symbole d’une cuisine du cœur, simple, souvent roborative, mais toujours conviviale à l’image de l’infernal duo Guignol-Gnafron. Parmi ces institutions, La Meunière, créée par Jean Delaye, va fêter ses cent ans en novembre prochain.

Depuis avril 2014, Olivier Canal (44 ans) en est aux commandes, avec son accent chantant. Après des débuts compliqués (le Lyonnais n’acceptant pas facilement le Marseillais !), il a prouvé son amour pour la véritable cuisine lyonnaise et pour la ville. Il est vrai qu’il s’était fait les dents aux Oliviers dans Mon Bistrot Italien à Moi. La Meunière est-il un Bouchon Lyonnais ou un Authentique bouchon lyonnais ? Pour nous c’est tout simplement un Véritable bouchon de Lyon qui même légèrement rafraîchi, est resté dans son jus, depuis des lustres avec ses ustensiles de cuisine, ses coupures de presse et autres photos.

Pour débuter vos agapes, n’hésitez pas à tutoyer l’oreiller de la Belle Meunière, entièrement dédié à la Bresse. Cœur et foie gras de canard, pintade, canette, poulet et autre farce y font merveille. Moins typé que le véritable oreiller de la Belle Aurore de chez Reynon, il vaut le détour, au même titre que les tourtes et terrines hivernales, voire les saladiers d’entrées de museau, lentilles, cervelas, frisée ou encore pieds de veau.

Viennent ensuite les poncifs de la cuisine lyonnaise. L’andouillette grillée Bobosse à la fraise de veau et son fabuleux et gourmand gratin de pâtes. D’emblée, le bonheur est dans l’assiette. Quant aux rognons de veau, rosés à point et nappés dans une sauce très crémée porto-moutarde avec le même gratin de pâtes, c’est également une anthologie lyonnaise. Plus classique, la tête de veau nous a un peu moins ému, malgré sa jolie gribiche.

Une bonne note pour l’assortiment de fromages (de plus en plus rares), avant de tâter la crème caramel, le cake compote pommes-fraises ou encore la mousse au chocolat, sans oublier le gnafron (sorbet cassis marc de Bourgogne).
Quelques jolis vins accompagnent ces menus et plats, fait-maison avec amour et générosité, magnifiés par un service convivial, à l’image du lieu. Merci Annick qui connaît bien la musique, ainsi qu’à Lomémie !

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