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« Saint-Ex » Destination excellence

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« Saint-Ex »  Destination  excellence

Auréolé le 9 septembre du prix meilleur aéroport européen 2019, Aéroports de Lyon multiplie les bon signaux quant à son développement dans l'agglomération lyonnaise. Depuis 2016 et la cession de la concession à Vinci Airports, la plateforme aéroportuaire implantée sur la commune de Colombier-Saugnieu enchaîne les performances. Croissance du trafic aérien, du nombre de passagers, nouvelles destinations, innovations dans l'expérience client et prise en compte de l'environnement… Près de quarante cinq ans après son ouverture, l'activité aéroportuaire lyonnaise née à Bron, franchie une nouvelle étape avec cette l'infrastructure devenue officiellement un centre d'excellence mondiale pour Vinci Airports. Après seulement trois années d'exploitation, le gestionnaire de la concession (filiale de Vinci Concessions, branche du groupe Vinci) ravit déjà tous les suffrages auprès des politiques et acteurs économiques locaux. Voici l'histoire d'une privatisation « à la lyonnaise ».

Vinci sur la terre comme au ciel

La remise du prix du meilleur aéroport européen 2019 à Lyon Saint-Exupéry par l'Airports Council International (ACI)* consacre un long processus lié au déploiement d'une politique territoriale conçue autour d'un partenariat public-privé fort. Et Vinci Airports (filiale du groupe Vinci), aux manettes de « Saint-Ex » depuis 2016, qui a reçu les honneurs, n'a pas oublié la mobilisation de l'écosystème économique et politique local pour qu'émerge la plateforme aéroportuaire, trait d'union stratégique entre l'agglomération lyonnaise et le reste monde.

« Je l'avoue, ce n'était pas mon premier choix », explique Emmanuel Imberton, président de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne et actuel vice-président du conseil de surveillance de l'aéroport [Ndlr : plus favorable à un rapprochement avec l'aéroport de Genève], qui était aux premières loges en 2016, lors de la cession de la concession à Vinci Airports. « Nous sommes attachés à cet aéroport créé d'abord à Bron avant son inauguration officielle et son ouverture à Colombier-Saugnieu en 1975 ». « Nous avons cédé cette concession en 2016 pour dynamiser l'aéroport via cette privatisation. Je dois dire aujourd'hui que ce choix fait l'unanimité et va même au-delà de nos espérances ».

Le président évoque ainsi une « privatisation à la lyonnaise » appuyant le fait que « ce n'est pas à l'Etat de faire voler les avions » et pointant au passage des « alliances contre-nature issues des grandes sphères parisiennes ».

Emmanuel Imberton confirme « l'étroite collaboration avec les équipe de Vinci Airports localement dont « la progression de l'activité sur ces trois ans atteste de l'excellence aéronautique de Vinci ». Et d'ajouter : « Tanguy Bertolus [Ndlr : président du directoire d'Aéroports de Lyon] et ses équipes n'ont jamais fait dans la complaisance mais ont toujours été constructifs. Cette alliance est devenue de l'excellence grâce à un travail collaboratif et une vraie proximité ».

Pour David Kimelfeld, l'action de Vinci Airports sur le territoire se mesure aussi sur à sa prise en compte de l'environnement, évoquant l'activité de fret aéroportuaire relié au rail et aux vertus d'une gare intégrée à la plateforme aéroportuaire.

Aéroports de Lyon s'est plus globalement engagé dans une politique de développement durable et de maîtrise des impacts environnementaux de son activité, via la démarche AirPact initiée par Vinci Airports : réduction des consommations d'énergie, réduction de l'empreinte carbone, mise en œuvre d'un système de management environnemental efficace et protection de la biodiversité. Premiers résultats : les émissions par passager (en équivalent Co2) ont été ramenées à 0,42 kg contre 0,65 kg en 2013 sur le périmètre de l'aéroport, soit -35 %. Sans oublier la certification HQE des nouveaux bâtiments, alimentation électrique (et non plus par groupe électrogène) des avions au stationnement, modernisation de la chaufferie, ou encore le Plan de Déplacement Inter-Entreprises. De 2009 à 2018, avec 52 % de trafic passagers supplémentaire et + 46 % de surfaces construites, la consommation d'énergie a été contenue à 14 %.

Autant de signaux de performance qui consacrent l'aéroport Lyon Saint-Exupéry en tant qu'entité structurante d'un territoire. Vinci Airports a d'ailleurs annoncé que la plateforme lyonnaise allait devenir le troisième centre d'excellence opérationnel du groupe aux côtés de ses homologues de Londres-Gatwick et Lisbonne. Un nouveau statut d'aéroport innovant qui ne peut que lui donner encore des ailes.

*Airports Council International, basée à Montréal, fédère les sociétés aéroportuaires mondiales. Ses missions consistent en la promotion de l'excellence professionnelle dans la gestion et l'exploitation des aéroports. L'ACI compte 573 adhérents gérant 1 640 aéroports dans 178 pays.

« L'éclat d'un travail collectif » : Nicolas Notebaert, directeur général de Vinci Concessions

Que vous inspire cette distinction ?

C'est le fruit d'un travail collaboratif entre la sphère privée et l'écosystème politico-économique local. Il révèle l'éclat d'un travail mené en étroite collaboration entre les différents acteurs qui font le dynamisme de Lyon Saint-Exupéry. Ce prix marque l'ouverture et le rayonnement et est de nature à renforcer la marque « Lyon ». Notre ambition est de mieux connecter Lyon avec le reste du monde.

Justement, où en sont les projets de lignes vers les Etats-Unis et la Chine ?

Il ne faut pas penser seulement à ces deux destinations de manière isolées mais s'occuper de l'ensemble de nos destinations. Il est nécessaire d'avoir de la diversité. Je rappelle que nous avons d'ailleurs augmenté de 50 % le nombre de nos destinations en trois ans. Il faut analyser le « hard » c'est à dire les données chiffrées en provenance des différentes régions du monde, avec l'objectif de savoir où les Lyonnais voyagent et à l'inverse qui vient à Lyon. Du côté « soft », il s'agit de la connaissance de notre réseau, en particulier des compagnies aériennes avec qui nous travaillons. On sait par exemple quelle destination nous pouvons proposer à chaque compagnie.

Il faut ensuite atteindre la masse suffisante et choisir le bon moment. Nous avons réalisé cette année une très belle opération avec l'aéroport Trudeau de Montréal parce que c'est un hub très connecté en Amérique du Nord, plus d'ailleurs que d'autres aéroports new-yorkais. Cela nous offre une très bonne connexion avec la côte est. Pour la Chine comme pour les Etats-Unis, il faut aussi obtenir des droits de trafic, qui sont négociés de manière centralisée notamment en Chine. Pour l'heure nous n'en possédons pas pour Lyon. Une ligne, lorsqu'elle ouvre, doit tout de suite fonctionner. Il n'y a pas de plus mauvais signal qu'une tentative qui ne marche pas.

New-York et la Chine [Ndlr : Shanghaï ou Pékin] seront nos prochaines étapes de développement. Lorsque ces projets seront mûrs, nous utiliserons la force du collective des élus et des entreprises pour obtenir les droits de trafics. On n'en est plus très loin.

A quel horizon pourriez-vous ouvrir l'une de ces lignes ?

Idéalement en 2021. Après nous ne raterons pas les échéances si une opportunité devait survenir avant.

Vous louez l'intelligence collective autour de cette privatisation à la Lyonnaise. Qu'en est-il exactement ?

Je note deux vertus particulière au sein de l'écosystème politique et économique lyonnais : la première a été l'honnêteté car Vinci Airports n'était par le choix initial de la CCI. Mais dès que nous avons remporté la concession, la Région, la Chambre de commerce, le Département, et la Métropole, ont tous décidé de travailler ensemble malgré des divergences de points de vue. La deuxième vertu réside dans un vrai accord sur l'objectif à atteindre. Les acteurs locaux ont vu que nous travaillions dans le bon sens, que nos équipes étaient locales et que nous pouvions jouer gagnant-gagnant. Ici ça va quand même plus vite qu'ailleurs !

Une entreprise en croissance

Aéroports de Lyon est une société constituée autour d'un consortium composé de Vinci Airports, la Caisse des Dépôts et Predica (actionnaires à 60 %), de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne (25 %), de la métropole de Lyon (5 %), du Département du Rhône (5%) et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (5 %). En 2018, Aéroports de Lyon a accueilli un peu plus de
11 millions de passagers (+7,4 %), enregistré 8148 mouvements d'aviation et traité plus de 60 000 tonnes de fret avionné.

Au deuxième trimestre 2019, la croissance de trafic a atteint 8,6 % et 5 688 474 passagers. Le développement est porté par les bons résultats des trafics domestique et international qui enregistrent respectivement + 10 % et +8.1 %. Depuis 2016, Vinci Airport a ouvert 52 nouvelles lignes et propose 130 destinations.

L'impact économique d'Aéroports de Lyon

Sur les 2,35 Md€ de contribution de l'aéroport au PIB généré en France (source : étude d'impact socio-économique réalisée par le cabinet Utopies en 2017), 1,8 Md€ le sont en région Auvergne Rhône-Alpes. Saint-Exupéry est aussi un grand pourvoyeur d'emplois sur le territoire de l'agglomération lyonnaise. Le déploiement d'Easyjet a généré la création de 36 emplois directs liés au 8e avion basé de la compagnie. On recense 5 663 salariés sur la plateforme aéroportuaire lyonnaise dont 40 % sont des riverains. Par ailleurs, la structure portée par Aéroports de Lyon en partenariat avec Pôle Emploi, Satoemplois (Coordination de l'emploi et promotion des métiers de l'aéroport dans les communes riveraines) a proposé en 2018, 683 postes en priorité aux riverains de l'aéroport (+ 3 % par rapport à 2017 et + 40 % par rapport à 2016 avant l'ouverture du Terminal 484 postes ont été pourvus dont 163 par des riverains.

UNE ENTREPRISE EN CROISSANCE

Aéroports de Lyon est une société constituée autour d'un consortium composé de Vinci Airports, la Caisse des Dépôts et Predica (actionnaires à 60 %), de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne (25 %), de la métropole de Lyon (5 %), du Département du Rhône (5%) et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes (5 %). En 2018, Aéroports de Lyon a accueilli un peu plus de 11 millions de passagers (+7,4 %), enregistré 8148 mouvements d'aviation et traité plus de 60 000 tonnes de fret avionné.

Au deuxième trimestre 2019, la croissance de trafic a atteint 8,6 % et 5 688 474 passagers. Le développement est porté par les bons résultats des tra- fics domestique et internatio- nal qui enregistrent respec- tivement + 10 % et +8.1 %. Depuis 2016, Vinci Airport a ouvert 52 nouvelles lignes et propose 130 destinations.

KIWI.COM : UNE SOLUTION SOL-AIR QUI PORTE SES FRUITS

Combiné le bus ou le train avec son billet d'avion, voici l'offre innovante proposée par Aéroports de Lyon via un partenariat avec Kiwi. com, spécialisé dans les technologies du voyage en ligne. Seul aéro- port avec Roissy-Charles-de-Gaulle à être connecté à une gare TGV, « Saint-Ex » relie 29 villes dont 22 dans sa zone de chalandise avec la présence des cars Ouibus et Flixbus. Concrètement, un passager peut en une seule réservation acheter un billet combiné (qui incluse aussi le tram via Rhônexpress). L'algorithme de la start-up combine les vols de plus de 500 compagnies aériennes.




Julien THIBERT
Journaliste

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