AccueilCultureMusique« Piano à Lyon », la rigueur du métronome au service d'une entreprise artistique

« Piano à Lyon », la rigueur du métronome au service d'une entreprise artistique

Piano à Lyon va ouvrir sa quatorzième saison le 17 octobre prochain avec, excusez du peu : Alexandre Tharaud ! Les saisons de piano se suivent avec une impressionnante régularité dans le succès, et se sont imposées dans le paysage culturel lyonnais en marquant de leur empreinte musicale la fabuleuse salle Molière et sa fameuse acoustique. Détails.
« Piano à Lyon », la rigueur du métronome au service d'une entreprise artistique

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Le travail d'une rigueur métronomique de Jérôme Chabannes, directeur de Piano à Lyon, a permis, en moins de 15 ans, d'offrir à Lyon une programmation artistique de piano et musique de chambre digne des grandes salles parisiennes telles que la Philarmonie ou Pleyel : « Quelques Parisiens viennent jusqu'à Lyon voir les artistes dont les salles sont archi combles dans la capitale, explique le directeur, nos places sont beaucoup moins chères, et certains préfèrent ajouter le prix du billet de TGV Prem's et une chambre d'hôtel à Lyon » .

Les plus grands artistes français et internationaux viennent et reviennent à Lyon, de Renaud Capuçon à Martha Argerich, en passant par Jean-Philippe Collard, ou Khatia Buniatishvili : « Avec elle, on aurait pu remplir trois fois la salle, commente Jérôme Chabannes. »

Khatia Buniatishvili à la salle Molière (Photos Piano à Lyon)

Le Lyonnais, pianiste et titulaire et d'un master en gestion des entreprises culturelles, a plus de 20 ans d'expérience et de réussite au service de la musique. Avant de lancer l'aventure de Piano à Lyon, il fut 6 ans directeur artistique du festival de Salon-de-Provence.

Avec un budget de 300 000 € (dont 70 % d'autofinancement), Piano à Lyon remplit fréquemment la salle Molière et ses 600 places, avec une moyenne de 40% d'abonnés. Comptant sur un matelas de 300 abonnés par soirée environ sur un total de 450. Le public de Lyon et du Rhône est estimé à 30 %, les autres publics sont issus des départements limitrophes. La salle quant à elle, est concédée par la ville, au titre de subvention à l'association qui porte Piano à Lyon.

Avec la réussite incontestable de Piano à Lyon, Jérôme Chabannes peut prétendre à la direction artistique d'une grande maison de musique : « La réussite de Piano à Lyon, on la doit au talent et au réseau de Jérôme, affirme Roland Bernard, le président de l'association. Je crois que les grands artistes sentent la sincérité de notre projet et l'humilité avec laquelle nous agissons… Au début, certains artistes nous ont aidés en diminuant un peu leurs exigences financières… » .

Aujourd'hui, Piano à Lyon essaime sa marque ailleurs, et fait rayonner la marque Piano à Lyon, en co-produisant des artistes au grand Théâtre de Provence à Aix, ou dans la saison des grands interprètes de Périgueux. Tout en lorgnant du côté de nos voisins suisses, qui pourrait programmer des artistes « Piano à Lyon ».

Par ailleurs, le jeune pianiste Sélim Mazari verra produire son premier disque (qui sortira chez Mirare) par Piano à Lyon, qui gérera aussi ses concerts. Des captations et enregistrements se font fréquemment à la salle Molière, ce qui en fait l'un des hauts lieux de la musique pour notre région et au-delà.

Roland Bernard, élu du deuxième arrondissement et délégué à la Métropole est un soutien indéfectible de Piano à Lyon.

Dès le début, il a été l'un des principaux sponsors financiers de Piano à Lyon, avec son groupe hôtelier Axotel. Il l'est toujours et de plus, il héberge les artistes dans l'un de ses hôtels, le Grand Hôtel des Terreaux .

Il a succédé à la présidence de l'association à son homonyme Roland Bernard, décédé en 2009 : « Alors que je n'étais pas spécialement mélomane Jérôme Chabannes m'amené a aimer la musique, et chaque concert est aujourd'hui un moment à part dans ma vie de tous les jours d'élu et de chef d'entreprise… »

Des témoignages comme celui de Roland Bernard, on pourrait en collecter par dizaines à la sortie de la salle Molière. La musique classique, le piano, trop souvent taxés d'élitisme, irrigue encore très bien la société française : « Les émissions télé populaires de grande audience font du bien à la fréquentation des salles, note Jérôme Chabannes, on le voit avec la popularité de Gautier Capuçon notamment (Ndlr : émission Prodige, France 2) . »

Gautier Capuçon et Frnack Braley en 2016 à Lyon

Pour les jeunes, la politique tarifaire est imbattable, avec des places à 5 et 8 euros pour les étudiants et moins de 18 ans : « L'adhésion au pass culture de la ville de Lyon a été une très bonne chose pour nous, note Jérôme Chabannes . »

Premier rendez-vous : le 17 octobre.

www.pianoalyon.com

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