AccueilCultureExposition« Maudits lyonnais, le renouveau des arts plastiques à Lyon dans les années 60 »

« Maudits lyonnais, le renouveau des arts plastiques à Lyon dans les années 60 »

Cette exposition très documentée présentée actuellement par la Fondation Renaud à Lyon, expose les oeuvres de nombreux artistes lyonnais réalisées pendant les années 60. Cette production artistique est encore injustement méconnue du grand public alors qu'elle a été riche et variée !
« Maudits lyonnais, le renouveau des arts plastiques à Lyon dans les années 60 »

CultureExposition Publié le ,

Philippe Dereux – « Byzance » 1967

Pour redécouvrir cette production artistique, les visiteurs sont invités à entrer dans les salles voûtées du Fort de Vaise qui se prêtent remarquablement bien à l'accrochage des peintures aux couleurs flamboyantes ainsi qu'à la présentation de quelques sculptures. Toutes les œuvres illustrent cette période particulièrement importante en créations et en mouvements artistiques bien que la plupart d'entre elles ne s'inscrivent pas dans une école ni dans une mode.

L'art à Lyon dans les années 60 est mal connu donc peu étudié. Il se caractérise par des hésitations continuelles entre des ruptures de la tradition et de nombreuses innovations. L'attraction des artistes travaillant à Paris porte évidemment ombrage sur les artistes provinciaux qui n'ont pas les mêmes chances de se faire connaître !

Les œuvres regroupées en cinq sections illustrent les recherches, les particularités et le travail de ces artistes lyonnais sélectionnés. Dans un style figuratif pour certains ou abstrait pour d'autres, chacun décrit sa réalité et sa manière de voir les choses, avec plus ou moins de poésie. Pour les « singuliers et Singuliers » citons les peintres Armand Avril, Henri Ughetto (Mannequin) ou Philippe Dereux (Byzance, 1967 et L'Enfant-roi, 1971).

Dans la salle voisine quelques peintres ont insisté sur les différents « Êtats de la figure » comme Evaristo (Deux femmes, 1956), Georges Darodes (Les revenants) ou Marie-Thérèse Bourrat (Les Chaises VII 65, 1965 et L'enterrement,1960). Un peu plus loin « l'Attraction des abstractions » avec Pierre Montheillet, Henri Mouvant (Diptyque, 1971) ou Raymond Grandjean (Êtes-vous heureuse ?).

La section suivante ou le « Surréel » est illustrée par une petite peinture de Max Schoendorff : « Das Herz des Herzens » 1966, tandis qu'une dernière salle expose les œuvres des « Précurseurs » comme Maurice Ferreol (Nature morte aux poissons,1957) ou Emile Didier (Paysage cubiste).

Ce panorama vivant et bien documenté de la peinture lyonnaise des années 60 méritait d'être présenté par la Fondation Renaud au Fort de Vaise. Il faut aller voir cette exposition très intéressante et réussie présentée dans le site magnifique du Fort de Vaise.

 

 

 

 

Sans titre, Montheillet

Brigitte Roussey (Retrouvez d'autres expo sur http://blablaarts.over-blog.com)

Fort de Vaise - Jusqu'au 1° mars 2020- www.fondation-renaud.com

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