AccueilExpositionExpo Musée des Confluences : « Le monde en tête », à Lyon

Expo Musée des Confluences : « Le monde en tête », à Lyon

Le Musée des Confluences invite actuellement ses visiteurs à parcourir le monde au-travers un ensemble exceptionnel de coiffes issues de la donation Antoine de Galbert. Trois cent Trente cinq coiffes, chapeaux, masques et parures de têtes ainsi que 5 costumes témoignent de l'importance qu'a donné l'humanité aux couvre-chefs. La coiffe peut protéger bien sûr du soleil ou de la pluie mais surtout elle est porteuse de toute une symbolique, aussi bien emblème de pouvoir que d'identité. Leurs usages, leurs formes, les matériaux et les techniques utilisées pour les réaliser traduisent la diversité des cultures dans le monde. L'Asie, l'Afrique, l'Amérique du Sud et l'Océanie sont ici bien représentés depuis le XVème siècle jusqu'au début du XXème siècle.
Expo Musée des Confluences : « Le monde en tête », à Lyon

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Dès l'entrée dans la grande salle de l'exposition le visiteur est stupéfait par l'ampleur de la présentation. Toutes les œuvres exposées étant magnifiques, il faut qu'il se promène autour de la vingtaine de tables qui présentent les coiffes par thèmes : plumes d'Amazonie, coiffes de mariage, symboles de pouvoir…dans une scénographie remarquable.

L'on constate qu'il existe sans doute autant de coiffes et de parures que de croyances dans le monde, certaines liées à des rituels spirituels et religieux, d'autres simplement des couvre-chefs qui peuvent symboliser la puissance et la vitalité.

Au quotidien les coiffes protègent des intempéries ainsi que des forces invisibles ; elles jouent un rôle dans la société et sont très souvent en rapport avec la maladie et la mort : en Sibérie au XIX°s, en Papouasie…Elles peuvent aussi renseigner à première vue sur le statut de l'individu dans la société à laquelle il appartient, sur son âge ou sa situation. En Afrique avant la colonisation, les monarques étaient remarquablement parés pour montrer leur puissance (Les Baoulé en Côte d'Ivoire, les Yoruba au Nigéria, entre autres…) En Nambie, chaque coiffe correspond à chaque période de la vie d'une femme ; en Chine les fillettes portent un calot rebrodé de fleurs de pêcher qui symbolisent la longévité…Les coiffes rythment les épisodes de la vie : la guerre, le mariage, la maladie et la mort.

Toutes transmettent de très nombreux renseignements sur les us et coutumes de leur pays d'origine. Elles nous interpellent par leur beauté et leur originalité aussi l'on ressent en les découvrant, la passion qu'a mis Antoine de Galbert pendant une trentaine d'années pour constituer sa collection de plus de 500 coiffes dont il a fait don au Musée des Confluences, afin que ses coiffes soient conservées dans leur totalité.

Jeunes mariés, danseurs, chefs et monarques ou guerriers tous ont porté ces couvre-chefs qui font maintenant l'admiration des nombreux visiteurs venus découvrir cette très belle exposition.

Antoine de Galbert écrivait à propos de sa collection : « En contemplant ma collection de coiffes, j'ai le sentiment jubilatoire de faire le tour du monde, d'accomplir une sorte de voyage immobile, d'aventure intérieure et mentale comme on en fait parfois du fond de son lit »

Jusqu'au 15 mars 2020

Diadème aux phénix, feng guan, fin XX°s, Chine

Couronne de dignitaire – fin XX°s, Côte d'Ivoire

Coiffe cérémonielle 19°s, Sibérie orientale

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